Sport | 30.04.2013

Un triathlon de longue haleine: Et l’équipement?

Au triathlon et comme dans tous les sports, les experts ont développé du matériel de pointe. Ces équipements correspondent parfaitement aux besoins des athlètes, lors de l'utilisation mais également et surtout lors de la prise en main. Petit tour d'horizon...

Natation, cyclisme et course à  pied. Trois disciplines réunies en un seul sport requièrent trois fois plus de matériel. Avec ceci de particulier: en plus de l’excellente qualité, il est nécessaire de se procurer un équipement pratique, qui puisse être enfilé le plus rapidement possible. En effet, au chapitre natation, les triathlètes se débarrassent de leur maillot de bain dans l’eau sitôt la course terminée. A peine le temps d’enfiler un casque et d’enfourcher leur vélo avant le départ de la prochaine épreuve. Puis, au coup de pistolet de la course à  pied, tous les concurrents ont déjà  chaussé leurs baskets. Les transitions sont considérées comme la quatrième discipline du triathlon. Il est donc absolument nécessaire de perdre le moins de temps possible. Si le matériel est adéquat, de précieuses secondes peuvent être gagnées lors de sa prise en main.

 

Seconde peau

Michaël Delafaite, vendeur en magasin spécialisé, et Charly Haymoz, directeur technique du Triathlon International de Genève, s’accordent pour le dire: s’il n’y avait qu’un seul investissement à  faire pour participer à  un triathlon, ce serait une combinaison trifonction. En matière microfibre, elle permet d’enchaîner les trois disciplines sans se changer. Elle reste légère dans l’eau, sèche rapidement et permet une grande liberté de mouvement. La combinaison de natation n’est recommandée qu’aux plus expérimentés. Elle permet certes une meilleure flottaison dans l’eau mais pour ce qui est de l’enlever… c’est une autre paire de manches, même avec la fermeture-éclair inversée! Toujours réticents à  investir 600 francs? Certains magasins louent des combinaisons trifonction pour le week-end. A noter que la combinaison est obligatoire lorsque la température de l’eau est inférieure à  16 °C et interdite au-delà  de 24 °C. Les températures admises peuvent varier en fonction de la distance et de la catégorie.

 

De bons souliers

Concernant le vélo, il y a possibilité d’ajouter un prolongateur. Il s’agit en fait d’un guidon spécial permettant d’adopter d’une position aérodynamique, les coudes resserrés. Et pour les chaussures, que faire? Pédaler en chaussures de course pour éviter de se changer mais perdre du temps lors de la dernière transition? Ou adopter, comme tous les athlètes de haut niveau, des chaussures à  clip qui permettent de tirer sur une pédale tout en poussant sur l’autre? Si la deuxième option est choisie, sachez qu’ici aussi des chaussures spéciales triathlon sont proposées: plus aérées et plus ouvertes, elles facilitent l’insertion des pieds mouillés et une languette à  l’arrière permet de les fixer rapidement sur le vélo.

 

On chipote, certes. Des chaussures à  clip basiques peuvent suffire. Mais, côté souliers toujours, s’il y a une invention diablement ingénieuse à  retenir ce sont les lacets rapides. Elastiques et autobloquants, ils ne nécessitent aucun laçage et maintiennent malgré tout le pied parfaitement en place. Adoptés!

 

Sur les conseils de Charly Haymoz, il est utile de s’entraîner à  chausser les baskets les pieds mouillés. Ce qui n’est pas mince affaire! Cette semaine, les cadets du Triathlon Club de Genève ont tenté l’expérience lors de leur entraînement: les pieds arrosés, ils ont dû enchaîner le plus rapidement possible course, mise en place du casque à  vélo et chaussures. Et oui, les transitions aussi nécessitent un apprentissage!

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