Culture | 23.04.2013

Tony Stark puissance 3

Texte de Mathieu Roux | Photos de © Marvel
Cet ultime épisode marque la fin d'une trilogie entamée en 2008 avec «Iron Man» premier du nom. Cinq ans plus tard, libéré de son précieux alliage, l'homme de fer tire sa révérence. Réalisé par Shane Black et sur les écrans romands le 24 avril, retour sur le dernier tour de piste d'un super-héros plus vraiment mécanique.
Tony Stark ou Iron Man? Sans sa super-armure, que restera-t-il de l'homme de fer?
Photo: © Marvel

A l’instar des deux premiers opus, la passion de Tony Stark (Robert Downey Jr.) pour ses armures de combat vire à  l’obsession. Au point d’en construire une qui vienne se greffer à  distance, pièces par pièces, sur le corps de l’intéressé (clin d’Š«il aux Chevaliers du Zodiaque!).

 

Suite à  une attaque dévastatrice qui réduit en cendres sa propriété de Miami, le génial inventeur assiste, impuissant, à  la destruction de ses joujoux. Au placard donc, les armures perfectionnées du milliardaire égocentrique, irrévérencieux et mégalo. Ou plutôt au fond de l’eau. De Iron Man, il ne reste rien… ou si peu: le prototype, en piteux état, non adapté au combat.

 

Derrière la machine, l’homme

Dès lors, plus de faux-semblants et d’artifices derrière lesquels se cacher: Iron Man laisse entièrement la place à  l’humain Tony Stark qui joue plus que jamais le mécano de service et bricole quelques gadgets avec des articles de supérette, en vue de passer à  l’offensive. (Passons sur la technologie de pointe prise en défaut, déjà  mise en évidence dans «Skyfall» (décidément) et la saveur de décroissance qui s’en dégage). Diminué, Tony Stark l’est, mais pas vaincu. Il le faut bien, puisqu’il combat le «Mandarin», un ennemi que l’on devine puissant et insaisissable dans un premier temps.

 

Acte 3, tombé de rideau

Le bonze théâtral est finalement découvert et avec lui, sa mascarade grand-guignolesque (no spoils). Alors le simulacre prend fin, tel Tony Stark apparaissant derrière Iron Man. Amusante pirouette scénaristique, qui en plus d’offrir une scène cocasse, constitue une mise en abîme intéressante pour le spectateur et relance dans la foulée l’intérêt du film. Effectivement, derrière le visage du malin se cache deux autres vilains (facilement repérables), dont l’un possède une notion très personnelle de «l’équilibre de la terreur». Le tout sur fond de virus inoculé aux «bad guys», qui leur confère des pouvoirs innovants et visuellement attrayants. Classe.

 

La fin justifie les moyens

Dans une parfaite logique de continuité, ce chapitre dispose de fonds conséquents et sensiblement plus importants que ses deux petits frères (respectivement 140, 150 et 200 millions de dollars). La mise en scène, également colossale, engloutit le budget le temps des 2h10 et quelques longueurs que durent le film, et use de toutes les ficelles du genre: action frénétique, effets spéciaux, plans spectaculaires et scénario convenu. Néanmoins, si la recette éculée du super-héros vulnérable est resservie une fois de plus, elle indique ici la fin d’une franchise et apporte clairement une dimension particulière au film.