Politique | 03.04.2013

Protéger le climat

Texte de Joëlle Misson | Photos de DR
Les Jeunes Verts ont lancé le 27 mars une pétition adressée à  la Conseillère nationale Doris Leuthard pour inscrire le climat suisse au patrimoine mondial de l'UNESCO.
"Notre climat - notre terre", les Jeunes Verts ont brandi leurs pancartes le 27 mars pour protester contre le changement climatique.
Photo: DR

Si vous étiez sur la Place Fédérale de Berne le 27 mars dernier (ou si vous lisez le 20Minutes), vous aurez difficilement raté les déguisements d’ours et de pingouins des Jeunes Verts. Bien sûr, les costumes ont fait sourire. Mais si ces jeunes politiciens étaient rassemblés ce jour-là , c’était pour «remettre le changement climatique sur le devant de la scène politique», explique Ilias Panchard, signataire de la pétition pour inscrire le climat suisse au Patrimoine Mondial de l’UNESCO, adressée à  la Conseillère fédérale Doris Leuthard.

 

Tout est sujet à  être au patrimoine mondial

Mais comment peut-on inscrire un climat au Patrimoine Mondial? Ilias Panchard relève qu’en observant les différents éléments classés à  l’UNESCO, nous ne trouvons pas que des monuments «physiques.» Des chansons, des langues ou même de vieux peuples y sont inscrits. «De manière plus large, au lieu d’y inscrire un glacier [le glacier de la Jungfrau en fait partie ndlr], pourquoi ne pas y insérer aussi le climat?»

 

Oui, mais le climat est mondial et on ne peut inscrire au Patrimoine Mondial de l’UNESCO que le patrimoine national. C’est pourquoi les Jeunes Verts se sont concentrés sur la protection du climat suisse, tout en enjoingant leurs confrères européens à  lancer pareille pétition dans leurs pays respectifs. «Cela démarrera peut-être un mouvement à  l’échelle de notre parti», envisage Ilias Panchard.

 

Quelles solutions?

La mise sous protection du climat encouragerait et obligerait les autorités à  prendre plus de mesures pour lutter contre le changement climatique. Sécheresse, fonte des glaciers, inondations, tempêtes sont quelques conséquences de ce changement. Ce qui manque peut-être à  cette pétition, ce sont des solutions. Mais Ilias Panchard avoue que cela n’est pas le but en soi. Pour lui, les solutions dépendront de la politique énergétique adoptée: «si nous investissons plus dans l’énergie solaire ou éolienne, nous aurons alors moins recours aux énergies fossiles.»

 

La pétition est soutenue par de nombreuses organisations environnementales telles que Greenpeace, Pro Natura ou le WWF.