26.03.2013

Un concept original dépoussière le marché aux puces

Le 21 mars a eu lieu la première édition à  Genève du Marché Sans Puces à  la Fonderie Kugler. De 17 heures à  1 heure du matin, le public a pu découvrir plusieurs stands d'articles neufs ou d'occasion.
A la Fonderie Kugler à  Genève, les chineurs et exposants ont pu profiter de plus de 300 m2 d'exposition. Du vintage griffé aux fripes bon marché en passant par les accessoires, il y en avait pour tous les goûts. "Le charme industriel des lieux ajoute un côté artistique à  l'événement", affirmait Laura Bonobo, jeune collectionneuse de vintage. Au stand "Graine de shopping", Aurélie Deschenaux vendait notamment des bijoux créés par des artistes slovènes. Photos: Yohan Luccarini

Fripes «superchics», solderies, mobilier design, et autres accessoires… voilà  ce que l’on pouvait trouver au Marché Sans Puces. Dans une ambiance survoltée, prise en charge par deux Dj genevoises et en compagnie de Hamburger Foundation, le food truck tendance du moment, la clientèle a répondu présent, pour une soirée dont le succès est désormais assuré.

 

Un projet novateur

La clique genevoise, artistes, créateurs mais aussi étudiants ou simples curieux se sont donnés rendez-vous pour découvrir ce concept, imaginé par Pascale Clemann, en compagnie de son associé Nicolas Droz. Débutée en septembre 2012, l’idée de départ vient de l’engouement de Pascale pour les marchés aux puces. «Depuis des années, j’ai pu découvrir différents marchés dans plusieurs villes d’Europe, et notamment à  Zürich», s’enthousiasme-t-elle. «En constatant le manque d’offres sur Genève, j’ai décidé de démarrer ce projet pour faire vivre cette ambiance des marchés aux Genevois!»

 

Le défi est lancé avec un premier challenge à  la clef: trouver une salle. La Fonderie Kugler est alors apparue comme une évidence aux yeux des organisateurs. «Nous nous sommes mis en partenariat avec la Fonderie, avec laquelle nous partageons une démarche qui vise à  promouvoir des créations artistiques en tous genres, en offrant une aide aux artistes», précise Pascale Clemann. En effet, cet événement sert aussi de vitrine éphémère pour des artistes ou créateurs indépendants de la région, attirés par le projet qui leur permettait de vendre leurs créations.

 

Se faire connaitre

Pour motiver les intéressés à  créer un stand, une annonce sur Facebook et sur le site internet a été postée. «Nous avons reçu une cinquantaine de propositions d’artistes indépendants ou de boutiques, mais aussi d’étudiants désireux de vendre leurs articles», note Pascale. «Bien que tout le monde puisse participer à  cette vente, on procède quand même à  une sélection préalable, en vue d’assurer une offre diversifiée».

 

Parmi la vingtaine de stands, on retrouve par exemple «Graine de Shopping» tenu par Aurélie Deschenaux qui vend des bijoux et accessoires d’artistes de Slovénie, d’Angleterre et des Pays-Bas. Le stand obitent franc succès et cette étudiante en communication est ravie: «Après Fribourg et Lausanne, Genève était le dernier endroit où je désirais vendre mes articles, chose que me demandaient plusieurs clientes genevoises. Cet événement m’a enfin permis de le faire».

The Square était aussi présent, et proposait un concept similaire à  celui du célèbre Pop Up Store genevois: «On choisit un produit de chaque stand et pendant trente minutes, il est mis en avant sur notre espace d’exposition», explique Mathieu Jacquesson, associé et gérant du Pop-Up Store. «Une manière pour nous de le « starifier » le temps d’une vente aux enchères silencieuse».

 

Succès au rendez-vous

Le public est venu en masse dans les 300m2 du lieu pour déambuler au travers des divers points de ventes éphémères et profiter d’une soirée entre amis autour d’une bière, au son de la musique des Dj Fauve des Lys. «L’ambiance de ce soir est extra, on trouve de tout, du vêtement vintage griffé aux vélos customisés et à  tous les prix. En plus, il y a le charme industriel des lieux, qui ajoute un côté artistique à  l’événement», affirme Laura Bonobo, collectionneuse de vintage et acheteuse au stand de friperie.

 

Après le succès de cette première édition, trois prochains rendez-vous sont prévus dans l’année, notamment en juin, septembre et décembre prochain. «Nous seront heureux de les accueillir au même endroit, en réquisitionnant des mètres carrés supplémentaires à  la Fonderie Kugler», assure Pascale Clemann. La seconde édition promet plus de stands, avec toujours le même concept: un marché «arty» (de prétention artistique, d’avant-garde), mêlé à  une ambiance musicale envoûtante programmée dès la tombée de la nuit.

 

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