16.03.2013

Il me faut de l’eau!

Texte de Joëlle Misson
Après la rencontre avec les CHANGEmakers, chacun s'est joint à  l'un des six ateliers organisés par diverses associations et ONG. Tink.ch a observé ce qui s'est passé du côté de l'organisme Eau'tour du Léman, rattaché à  l'Association suisse de sauvegarde du Léman.
Vincent présent Eau'tour du Léman, organisme rattaché à  l'ASL, Association pour la sauvegarde du Léman. Les participants réfléchissent à  des solutions.Ensemble on va plus loin. Eau'tour du Léman promeut aussi les valeurs de la voile qui comportent l'esprit d'équipe entre autres. Photos: © Joëlle Misson

Vincent, Adrien et Christine ont participé à  l’événement imp!act en octobre 2012. C’est durant cette semaine qu’ils ont développé leur projet Eau’tour du Léman. Le but? Sensibiliser la population du bassin lémanique aux problématiques liées à  l’eau. Pour cela, ils organisent une «croisière ludo-éducative» du 9 au 13 juillet 2014. Cette croisière veut, comme son nom l’indique, former les participants à  une utilisation raisonnable des ressources tout en s’amusant.

 

Vingt minutes pour réfléchir

Après avoir pris connaissance de ce projet, les participants sont invités à  réfléchir, en vue d’un passage à  l’action fictif. Les deux groupes reçoivent sur papier la description d’une problématique concrète: une plante s’installe au bord du Léman. Elle est belle mais malheureusement invasive, et nuit à  la biodiversité. Que faire? Deuxième sujet: de la mousse est retrouvée sur un cours d’eau et un liquide s’échappe d’un tuyau. Comment y remédier?

 

Les participants ont alors vingt minutes pour se pencher sur le problème et établir les étapes de leur combat pour la conservation de la biodiversité et de la qualité de l’eau. Les têtes bouillonnent, s’échauffent puis les idées viennent et s’inscrivent sur papier. Il s’agit ensuite de les présenter à  l’autre groupe.

 

 

Former des ambassadeurs de l’eau

Vingt minutes pour établir les grandes lignes du projet, c’est ce que Vincent, Adrien et Christine ont bénéficié lors de leur participation à  imp!act en octobre 2012, à  Genève. Au lancement, ils étaient cinq. Mais même si deux personnes se sont «perdues» en route, les trois «survivants» sont plus que jamais motivés à  former une communauté d’ «ambassadeurs de l’eau»: des gens qui connaissent les problématiques liées à  la bonne utilisation de l’eau.

 

A plusieurs c’est mieux

Pour conclure une heure et demie d’apprentissage, de découverte et de réflexion, les organisateurs conduisent les participants dans les couloirs de l’Université et… les enjoignent de coller une boule de papier adhésif le plus haut possible sur le mur. S’ensuivent alors acrobaties et équilibrisme pour atteindre une hauteur maximale. Ceci pour illustrer «une des valeurs de la voile» que Eau’tour du Léman promeut également: «le travail en équipe, la solidarité et l’unité», conclut Vincent.

 

Des projets plein la tête

Les jeunes dirigeants de Eau’tour du Léman, qui ont entre 25 et 28 ans, ont la tête remplie de projets. Ils envisagent à  l’avenir d’avoir plus de bateaux à  disposition, de proposer plusieurs types de croisières, développer un village de développement durable, ouvrir la tranche d’âge, actuellement limitée de 16 à  19 ans. Mais aussi d’amener leur projet sur d’autres lacs, et pourquoi pas, en mer.