19.03.2013

Engagés

Texte de Joëlle Misson
Ces jeunes s'engagent dans une association et racontent pourquoi et comment ils sont arrivés là . Portraits
Adrien est président du bar de rencontre de l'UNIL, le Zelig.Cyril est membre du comité de l'association Terragir - Energie solidaire. Photos: © Joëlle Misson

Adrien, 25 ans, président de l’association du Zelig à  Lausanne.

Le Zelig, c’est le «bar espace de rencontre» du site de l’Université lausannoise. Concerts tous les jeudis soirs, tournois de baby-foot, journées à  thèmes ou débats sont quelques activités proposées par l’espace.

 

Adrien, 25 ans et étudiant en Lettres à  Lausanne (master) est président de l’association Zelig depuis 2 ans. «S’engager dans une association peut prendre plus de temps que ce que l’on pense. Mais c’est un défi.» Il ne regrette pas du tout de s’être engagé dans cette voie. Pour lui, la période des études est la meilleure pour s’engager bénévolement dans une association. Mais il y reconnaît pourtant un risque: «Il y en a qui s’investissent tellement dans leur association qu’il en vienne à  rater leurs études. Ce n’est pas le but.» Tout en admettant que le semestre dernier, il n’a participé à  aucun de ses cours, trop occupé qu’il était à  travailler au déménagement du Zelig.

 

Avant de devenir président de l’association, Adrien a travaillé durant deux ans à  la programmation des concerts. Pour lui, un espace tel que le Zelig permet de «concrétiser l’esprit du campus universitaire.»

 

Mais l’intérêt et le profit personnel qu’il en retire sont aussi des sources de motivation. «Je fais des choses que j’aurais jamais faites avant! Comme monter une scène par exemple…» Et même si certaines obligations demandent à  sacrifier une partie de son temps, «on se marre bien», conclut-il.

 

Cyril, 23 ans, membre du comité de l’association Terragir – énergie solidaire

Cyril a fait ses premiers pas dans cette association en tant que civiliste, où il s’engageait pour le projet Robin des Watts. Actif pendant six mois dans les écoles du canton de Genève, où l’association est basée, Cyril sensibilisait les jeunes à  l’économie d’énergie. Ce projet consiste à  transférer l’argent généré par une économie d’énergie aux pays du Sud.

 

Cyril amenait donc les jeunes à  réfléchir comment, en changeant son comportement, il est possible de faire des économies d’énergie. Des choses toutes simples, mais pas encore acquises chez tout le monde: éteindre la lumière lorsqu’on sort d’une pièce, faire attention aux veilles des appareils, faut-il allumer maintenant la lumière ou plutôt ouvrir les stores?

 

Lorsqu’on lui demande ce qui l’a motivé à  s’engager dans cette association, Cyril rit un peu. Il ne nie pas la place qu l’opportunisme a tenu là -dedans. Au moment où il était à  la recherche d’un engagement pour son service civil, il a découvert Terragir. Bien qu’il soit actuellement étudiant en génie mécanique à  l’EPFL, Cyril avoue son attrait pour tout ce qui touche à  l’énergie en général et aux économies d’énergie. «Ma nécessité de trouver un engagement, et le fait que l’association recherchait quelqu’un pour faire la tournée des écoles se sont superposés», déclare Cyril. Et c’est comme cela qu’il s’est retrouvé à  promouvoir l’économie d’énergie au quotidien.

 

Aujourd’hui, Cyril fait partie du comité de l’association. Il est donc moins sur le terrain et plus «dans la réflexion.» Le temps d’investissement de Cyril est variable. Cela varie en fonction des activités et actualités de l’association, et des besoins de se rencontrer pour en discuter. Mais en temps stable, il s’agit plutôt d’une rencontre par mois.

 

Par ailleurs, l’association organise des journées portes ouvertes, auxquelles Cyril participe parfois. Mais en tant qu’étudiant, le temps lui manque pour s’engager dans des projets tels que l’information dans les classes. A chaque fois qu’il en a l’occasion, il est cependant très heureux de dépanner. S’il fait toujours partie du comité, c’est parce qu’il souhaite continuer de suivre les activités de l’association, et parce qu’il est «convaincu que la démarche est positive.»