18.03.2013

« actNow! porte bien son nom »

Pour comprendre ce que peut faire et ressentir un participant à  la journée actNow!, nous avons suivi une jeune participante afin de recueillir ses impressions à  différents moments de la journée. Reportage.
Caroline participe activement à  l'atelier donné par le Service civil international.
Photo: © Selver Kabacalman

« Même si j’ai déjà  pensé à  le faire, je ne me suis jamais engagée dans une association. Du coup, c’est une journée de découverte pour moi et je m’attends à  tout. » Jeune étudiante de 23 ans à  l’Ecole internationale de tourisme située à  Lausanne, Caroline prend part pour la toute première fois à  un événement touchant à  l’engagement associatif. En voyant l’événement sur facebook, elle s’est dit que cela pourrait lui en apprendre davantage, elle qui n’a jamais le temps de s’engager à  cause des contraintes de son emploi du temps très chargé.

 

Positive et curieuse

Déjà  positive et très curieuse face aux différents événements et ateliers qui l’attendent durant toute la journée, c’est à  10h15, lors de la rencontre avec les CHANGEmakers qu’elle semble déjà  préciser ses envies et besoins. Pour cette rencontre, plusieurs tables rondes sont aménagées dans les couloirs de l’UNIL, avec un CHANGEmaker à  chacune d’elle. L’idée est de s’installer auprès de ces derniers pour les écouter présenter leur(s) projet(s) pendant quelques minutes. A chaque coup de cloche, il faut passer à  la table suivante et écouter le CHANGEmaker suivant qui a un projet totalement différent.

 

Pendant ces rapides tours de table, Caroline écoute avec une grande attention, mais nous confie avoir trouver un petit bémol à  l’organisation: « J’aurai préféré que chacun fasse une présentation de 2 minutes devant tout le monde avant afin que l’on puisse se diriger vers celui qui nous intéresse le plus. Cela aurait permis de cibler ce que l’on voulait et d’avoir plus de temps à  notre disposition pour poser des questions précises. » D’autant plus que beaucoup de projets touchaient à  l’environnement, et que Caroline elle, s’engagerait plutôt dans le social.

 

12:45: Lunch time!

En train de manger tranquillement un sandwich végétarien composé de produits totalement bio, nous retrouvons Caroline pour un petit tête à  tête. Elle confie que le premier atelier auquel elle a participé après le tour de table des CHANGEmakers, lui a beaucoup plus. « En fait, même si l’on a pas eu beaucoup de temps ce matin, les ateliers nous permettent quand même de mieux cibler nos envies. » Elle s’est rendue à  l’atlier donné par Amnesty international et a déjà  agis en écrivant une lettre en faveur du respect des droits de l’homme d’une personne en Amérique latine. « actNow! porte bien son nom car on agit vraiment tout de suite! » Et la voilà  déjà  inscrite sur la liste d’Amnesty. Elle se rendra aux prochaines assemblées générales pour voir si cela lui plait toujours et « trouve cool qu’Euforia rassemble différentes associations et leur donne de la visibilité! »

 

14:45 – Atelier 2

Après une matinée qui semble s’être déroulée parfaitement, nous suivons la jeune femme dans le second atelier de la journée à  la présentation d’une ONG suisse – Service civil international (SCI) – afin de voir de nos propres yeux de quelle manière cette jeune étudiante en tourisme participe aux ateliers. « Je garde toujours l’esprit ouvert, j’ai hâte de voir ce que ça donne. »

 

Prenant activement part aux jeux proposés par Lucie, bénévole-présentatrice du SCI, Caroline regrette de ne pas pouvoir partir cet été avec le SCI, ses projets estivaux étant déjà  planifiés. « Je pense que dans le futur, cela pourrait être une offre intéressante. L’organisation me semble avoir des buts très concrets. » En effet, le SCI permet de partir à  court ou à  long terme en Suisse comme dans le reste du monde pour s’investir bénévolement dans des projets soutenus par leurs différents bureaux. « Ce qui est sympa, c’est la diversité des projets soutenus et aussi le fait de pouvoir voyager et visiter le pays pendant ton séjour de volontariat. »

 

« actNow! porte bien son nom »

Pour quelqu’un qui ne s’est jamais engagée, Caroline a pris activement part à  la journée actNow!, comme un grand nombre de participants d’ailleurs. Une journée qui semble avoir été très productive. Nous la retrouvons pour un dernier débriefing sur ses impressions à  20:15 autour du souper: « Au début de la journée, je pensais qu’il aurait fallu plus cibler les assoc’. Mais en fait, je me rends compte qu’à  la fin de la journée tu finis par faire ton marché. Le top 3 que je retiens c’est Amnesty international, Service civil international et Eau’ Tour du Léman. Le seul bémol, c’est le côté très intense.  On n’a pas vraiment le temps d’assimiler toutes les informations » Elle regrette qu’à  peine le temps d’échanger ses impressions avec les autres, qu’il faut déjà  passer à  une autre activité. Elle aurait aimé avoir plus de temps pour cela et ainsi se faire une idée des ateliers auxquels elle n’a pas pu participer.

 

Même si les organisateurs se doivent de respecter un planning précis pour pouvoir tout faire, elle trouve dommage d’avoir aussi peu de temps pour faire certaines choses. « On a l’impression de ne pas avoir bien accompli la tâche donnée à  faire. Mais c’est un événement d’une journée, il est normal que le programme soit respecté à  la lettre et qu’il soit aussi intensif. » Et puis, Caroline a rencontré beaucoup de personnes très sympathiques. « J’ai eu raison de venir, ça m’a apporté beaucoup de choses: des nouveaux contacts, des informations, des possibilités de stages. Donc même si je ressors fatiguée après une journée si intense, je ne regrette pas le réveil difficile de ce matin et j’ai même hâte d’aller faire la fête à  Zelig après avec tous les autres! »

 

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