19.02.2013

Quand je serai grand…

Texte de Jorel Towa | Photos de DR
Pourquoi les jeunes se lancent-ils à  la poursuite des petits jobs et de projets culturels ou sportifs? Eclairage.
«Les jeunes ont plus tendances à  se responsabiliser quand ils sont maîtres de leurs projets.»
Photo: DR

Au 21ème siècle, la génération juvénile est pleine d’envies et d’ambitions. Et quand on est «jeune» il est parfois difficile de savoir ce dont on a vraiment envie ou d’être déjà  certain de ses projets futurs. Du coup, notre génération s’alimente de la recherche de son futur emploi, de petits boulots et de réseaux sociaux. Malgré cela, et comme tout être humain, il y a toujours, dans un coin de notre tête, des rêves. Qui se transforment parfois en objectif pour certains. Mais être jeune c’est avoir un même point commun: la construction!

 

Une génération ambitieuse

Quand on leur pose la question de savoir s’ils ont des plans pour leurs futures carrières, les jeunes ont souvent le même réponse: «être mon propre boss». En somme, donner des ordres plutôt qu’en recevoir! Ceci est en partir dû au fait qu’en tant que jeune employé (apprenti ou travail d’étudiant par exemple), on se sent souvent «sous-traité». Cela nous amène à  envisager qu’une fois les études nécessaires terminées, subir les ordres d’un patron sera chose passée et l’on pourra à  notre tour donner les ordres. Mais la vision des choses varie selon les expériences, le parcours et les envies de chacun.

 

Argent et expérience

«Gagner de l’argent et avoir un pied dans la vie active», c’est la raison pour laquelle Emilie* fait du baby-sitting depuis trois ans maintenant, en parallèle de ses études. Elle affirme aussi que son choix s’est porté sur le secteur social parce qu’elle s’y voit bien travailler plus tard. Employé chez McDonald’s, Guillaume* se montre plus relatif. Il a terminé le gymnase et effectue actuellement une année sabbatique pour «apprendre à  mettre de l’argent de côté et se préparer à  la vie adulte». Il prévoit d’entamer une MPC (Maturité professionnelle commerciale) après cette année.

 

Des jeunes passionnés

Tanguy Auloos, délégué à  la jeunesse de Lausanne, soulève toutefois que les jeunes se lancent la plupart du temps dans des projets culturels et sportifs. «Ces projets aboutissent dans 80 à  90% des cas», ajoute-t-il. Il insiste notamment sur la passion qui anime les jeunes lorsqu’un projet leur tient vraiment à  cŠ«ur ainsi que l’engagement déployé quand ils en sont responsables. «Les jeunes ont plus tendances à  se responsabiliser quand ils sont maîtres de leurs projets que quand ce sont des adultes qui tirent les ficelles.»

 

* prénoms d’emprunt

 

 

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