Culture | 11.12.2012

The Hobbit: un voyage renversant en Terre du Milieu

The Hobbit: an unexpected journey est incontestablement l'un des films les plus attendus de cette fin d'année. Un premier volet comme la promesse d'une plongée dans l'univers de la Terre du Milieu afin de pouvoir à  nouveau rêver de magie, d'elfes, de nains et d'aventures.
"Un film comme un amalgame d'émotions, de bravoure et de notes de musique envoûtantes avec, au sommet, une rencontre absolument mémorable entre Bilbo et Gollum" © 2012 Warner Bros. Ent. All Rights Reserved.

Esquissons, en quelques mots les grandes lignes de ce film: peu de temps avant que Frodon Sacquet et ses compagnons ne se lancent dans leur périlleuse aventure afin de détruire l’anneau, Bilbo se remémore son passé et nous raconte son épopée:

Un soir, treize nains arrivent à  l’improviste chez lui pour déguster un bon repas et parler de dragons et d’aventure. Ils doivent reconquérir les terres perdues du royaume des nains d’Erebor. Jadis citée débordante de richesses, cette dernière est maintenant devenue le joyau du terrible dragon Smaug. Cette équipe de nains part alors récupérer leurs terres et leurs biens et demande à  Bilbo de se joindre à  leur quête, en qualité de cambrioleur. Le jeune hobbit, d’abord réticent, ne voulant pas troubler sa confortable routine, finit par céder à  l’appel de l’aventure et rejoint cette vaillante troupe, conduite par le légendaire guerrier Thorin.

 

Malgré une plongée immédiate en Terre du Milieu, au coeur des paysages, de l’atmosphère et des mêmes notes de musique qui ont bercé la saga du Seigneur des Anneaux, le prologue est long, bien trop long! Le spectateur se trouve alors un peu perdu dans le temps. Les allers-retours entre passé, présent et futur perdurent: l’histoire du royaume perdu d’Erebor défile sous nos yeux, puis nous sommes projetés dans le futur, avant de retrouver enfin l’histoire du jeune Bilbo. Et même si cette communauté de nains déborde d’énergie et d’humour, on commencerait presque à  s’ennuyer… Le potentiel émotionnel peine à  émerger et le film s’essouffle dès le prologue.

 

Mais heureusement, une fois que la joyeuse troupe s’en va pour les contrées lointaines, le film prend du relief et nous transporte dans sa magie. Nous assistons alors un enchaînement de poésies, d’héroïsme et d’humour: le spectateur est enfin prêt pour l’aventure! L’immersion dans cet univers se fait alors crescendo et le film nous offre ses paysages toujours aussi somptueux ainsi que des scènes d’une photographie incroyable. Un film comme un amalgame d’émotions, de bravoure et de notes de musique envoûtantes avec, au sommet, une rencontre absolument mémorable entre Bilbo et Gollum. Pétillant, humoristique et le jeu des acteurs parfaitement maîtrisé, un vrai régal! Sans oublier ce bon vieux Gandalf, qui tout au long du film semble toujours aussi malicieux et nous présente son côté flamboyant. Une vraie pépite de magie.

 

Le film gagne également en profondeur et en complexité par rapport au livre, et ce pour notre plus grand bonheur. Les relations entre personnages sont plus travaillées, l’enjeu de la quête est plus percutant et c’est avec plaisir que le film s’ouvre sur le décor de la Comté, inchangée. Comme si les nombreuses années écoulées depuis la saga du Seigneur des Anneaux s’étaient envolées en l’espace de quelques minutes.

 

Finalement, malgré quelques petites déceptions, on ne va pas bouder le plaisir d’avoir pu se replonger dans cet univers magique que nous offre la Terre du Milieu. Un beau périple à  vivre en cette fin d’année, car si les surprises ne sont pas aussi nombreuses qu’espérées, la nostalgie, elle, est bien là  et ce voyage ne se refuse pas.