20.11.2012

Le vin qu’il me faut

Vous êtes-vous déjà  sentis fort dépourvu devant les rayonnages au moment de choisir un vin pour le dîner entre amis? Si vous aussi, vous avez déjà  connu ce grand moment de solitude, ressaisissez-vous: quelques connaissances de base suffisent pour faire bonne figure dans l'épreuve du choix de la bouteille.
En matière de vin, quelques connaissances de base suffisent pour faire bonne figure dans l'épreuve du choix de la bouteille.
Photo: Oliver Hochstrasser

«Peu importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse», a dit Alfred de Musset. Il y a fort à  parier que nombre d’entre nous désapprouveront l’écrivain français. Surtout quand il s’agit de vin, patrimoine culturel et traditionnel cher au cŠ«ur de ceux qui le produisent (et peut-être plus encore de ceux qui le dégustent). Et pour différencier et comprendre l’immense variété de l’offre, il faut commencer par déchiffrer l’étiquette d’une bouteille. Cette dernière peut comporter différentes mentions:

 

– le domaine où le vin a été produit (information en général la plus visible)

 

– le «nom» du vin: il correspond souvent à  une A.O.C. (Appellation d’Origine Contrôlée) qui nous renseigne aussi sur la région de production. C’est par exemple Saint-Saphorin en Suisse, Bordeaux, Côtes-du-Rhône ou encore Cabernet d’Anjou en France.

 

– le ou les cépages: il(s) désigne(nt) les variétés de raisin qui ont permis de produire le vin, Par exemple, le Muscadet français, vin blanc sec A.O.C., est issu du seul cépage appelé Melon B (ou Melon de Bourgogne). Le Champagne quant à  lui, produit exclusivement en Champagne comme son nom l’indique, est un assemblage des cépages chardonnay, pinot noir et pinot meunière.

 

A l’apéritif

Pour les amateurs de bulles, mais que le Champagne risque de ruiner, toutes sortes de bons pétillants peuvent faire l’affaire. On peut se tourner vers un crémant, d’Alsace ou de Bourgogne par exemple. S’il n’a pas la finesse de son prestigieux cousin, ce mousseux reste très agréable sur le palais. Autre variante bon marché, la clairette de Die produite dans la Drôme ravira par ses arômes fruités.

 

Pour un apéritif moins bling-bling, le classique rosé s’impose. Ce vin a la réputation d’être une boisson d’été, délicieusement accommodé de sirop de pamplemousse lors des chaudes soirées d’août. Mais les avis divergent sur la saison de consommation de cette valeur sûre, et nombreux sont ceux qui le dégustent toute l’année! Et ça tombe bien: côté rosé, la production suisse n’est pas en reste.

 

Contrairement aux rouges helvétiques, auxquels on peut reprocher un manque de chaleur et de fruité, les rosés locaux et notamment les cuvées valaisannes tiennent toutes leurs promesses. On recommande les yeux fermés le Dôle Blanche, né du mariage des cépages gamay et pinot noir sur les coteaux sédunois. Produit notamment à  Genève, l’Oeil-de-Perdrix vaut également le détour.

 

Pendant le repas

On pourrait disserter pendant des heures sur le vin qu’il convient de boire avec tel plat. Pis encore, il serait vain de tenter d’apporter une réponse universelle. Un code néanmoins communément accepté consiste à  dire qu’on boit un vin rouge avec une viande rouge, un vin blanc avec un poisson et avec le fromage – seule la volaille semble échapper à  la règle, et tolère volontiers les deux couleurs.

 

Heureusement, ces conventions sont faites pour être bousculées, et l’essentiel est de dénicher l’accord qui vous satisfera. A titre d’exemple, un brie ou un camembert pourront trouver leur bonheur avec un vin rouge léger. Le Côtes du Rhône Château-Saint-André, disponible dans les rayons des supermarchés helvétiques à  bon prix, fera dans ce cas parfaitement l’affaire. Et il pourra aussi être dégusté tout au long du repas.

 

 


 

Pour d’autres astuces, notamment des suggestions de vins pour le dessert, guettez la semaine prochaine la seconde partie de cet article!