13.10.2012

Trouver le bonheur

Dans un monde où les mauvaises nouvelles dominent dans la presse, il s'agit de ne pas oublier les aspects positifs de la vie. Entrainer son cerveau pour vivre plus heureux: c'était le but de l'atelier «Trouver le bonheur», donné dans le cadre du projet Imp!act qui se déroule cette semaine à  Genève.
Finalement, il suffirait de pas grand-chose pour voir le monde autrement et être plus heureux.
Photo: youthmedia.eu "Ces exercices peuvent être une bonne opportunité pour se créer un nouveau regard sur le monde" explique Laurin, l'animateur de l'atelier. Les jeunes ont pu prendre conscience de la l'importance d'avoir un regard positif sur le monde. Photos: Eva Hirschi

Une étude le démontre: seulement 25% de notre succès au travail dépend de notre intelligence. Les autres 75% sont déterminés par le niveau d’optimisme, le soutien social, et la capacité à  voir le stress comme un défi et non pas comme une menace. Pour introduire l’atelier, une vidéo de Shawn Achor, expert de la psychologie positive, montrait comment on peut influencer notre cerveau pour se focaliser sur les aspects positifs de la vie et travailler avec plus de succès.

 

 

Recette secrète

Selon le psychologue américain, il y a une recette secrète pour reprogrammer positivement son cerveau en 21 jours. Cinq tâches par jour devraient notamment nous aider à  trouver notre bonheur. D’abord, il faut se focaliser sur trois choses dans notre vie pour lesquelles on est reconnaissant. L’étape suivante consiste à  écrire une bonne expérience vécue dans la journée pour la faire revivre dans notre cerveau. On peut ensuite entraîner notre cerveau à  devenir plus productif. Enfin, la méditation permet de se focaliser sur notre travail et par conséquent d’être plus efficace. Et finalement trois témoignages de gentillesse par jour, comme un mail de remerciement à  un proche, permettent de faire du bien non seulement à  son entourage mais aussi à  soi-même.

 

 

Cette vidéo, bien qu’assez convaincante de part plusieurs chiffres et graphiques et un intervenant charismatique, provoque un débat parmi des participants de l’atelier. Elle est jugée trop simpliste, du fait qu’elle ne montre qu’un petit aspect de la psychologie. Sa force reste néanmoins de pousser au questionnement et à  l’introspection sur soi-même. «Le but de cet atelier est de montrer comment on peut modeler notre vie quotidienne d’une manière positive. Moi personnellement, je suis plutôt un pessimiste, et ces exercices peuvent être une bonne opportunité pour se créer un nouveau regard sur le monde», explique Laurin Reding, animateur de l’atelier. «Le bonheur, c’est un sujet qui touche chacun d’entre nous, chaque personne veut être heureuse» précise Laurin pour justifier le choix de son sujet.

 

En pratique

Après la vidéo et la discussion, il s’agit de pratiquer les exercices proposés. Chaque personne réfléchit à  trois choses positives pour lesquelles elle est reconnaissante, et note sur un coin de papier une bonne expérience de la journée. Prochaine étape: la méditation. L’animateur propose à  l’un des participants de diriger une petite séance de pratique. Ce jeune homme de 25 ans s’appelle Fabrice Joly et il a découvert la méditation il y a quatre ans. «La méditation a changé ma vie», raconte-t-il. «Je suis plus concentré, je gère mieux mes émotions et j’ai trouvé une certaine harmonie et une paix dans ma vie.» Pour lui, le fait de penser positivement améliore non seulement la santé mais aussi toute la vie.

 

 

Les participants sont assis par terre sur des coussins. Ils ferment les yeux et essayent, comme le propose Fabrice, de se concentrer sur leur respiration. Le but recherché est de se vider la tête, de ne plus se laisser guider par ses sentiments mais par son esprit. Soudain la salle est silencieuse, on n’entend plus que la respiration profonde des jeunes. Après quelques minutes, certains clignent des yeux comme pour s’assurer que les autres sont toujours là . Une participante baille. «C’est un exercice que vous pouvez faire chez vous, dans le bus ou à  l’école. Il faut s’entraîner, l’effet ne vient pas tout de suite», explique Fabrice. Mais la volonté est là : les jeunes veulent créer une page Facebook pour échanger sur les exercices qu’ils comptent pratiquer dans les prochains 21 jours, et suivre leurs progrès.

 

 

 


Info

Cet atelier s’inscrit dans le cadre du concept P.E.M.S., selon lequel le projet Imp!act est également conçu. Il s’agit de déterminer 4 types de profils individuels et de publics, en fonction desquels les ateliers sont construits afin de répondre aux besoins spécifiques de chaque groupe. Le P pour «Pratical» s’adresse aux personnes qui aiment être actives, faire du sport, bouger. Le E pour «Emotional» interpelle les affectifs, pour lesquels l’atelier «Trouver le bonheur» a été créé. Le M est l’abréviation pour «Mental» et s’adresse à  ceux qui aiment réfléchir, questionner les choses et travailler avec leur cerveau. Le S pour finir tient pour «Spiritual» et répond aux individus qui ont besoin d’une vue d’ensemble et aiment penser de manière stratégique.

 

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