24.10.2012

Succès inespéré

Texte de Mélanie Bösiger | Photos de Manuel Lopez
Organisées par Jeunes Médias Suisses, les premières Journées Médias Jeunesse suisses (JMJ) se sont déroulées à  Zurich du 19 au 21 octobre. Les organisateurs avaient prévu un maximum de 50 personnes. Au final, plus de 70 participants ont été enregistrés. Les JMJ 2012 ont été un succès.
Débat modéré par Konrad Weber entre Hansi Volgt (20Minuten online) et Alexandra Stark (Ecole de journalisme Lucerne).
Photo: Manuel Lopez

Les studios de la Télévision Suisse allemande (SRF), l’imprimerie du groupe de presse Tamédia ou encore la maison Ringier: ce sont là  les différents établissements qu’ont eu la possibilité de visiter les particpants des JMJ lors de la première journée. En soirée, un débat public s’est déroulé entre trois invités du journalisme: Hansi Volgt, rédacteur en chef de 20minuten online, Patrick Müller, rédacteur en chef de l’hebdomadaire «Sonntag», et Alexandra Stark, professeure à  l’école de journalisme de Lucerne (Medienausbildungszentrum, MAZ).

 

Journaliste à  toute heure ?

Le sujet de la discussion portait sur le «Journalisme 24/7»: l’idée qui se cache derrière ce terme est qu’avec internet, on est toujours joignable, on a toujours accès à  l’actualité et on peut communiquer en tout temps. Où sont les limites? Telle est la question. Un journaliste qui sort du travail peut-il (et doit-il) éteindre son ordinateur et son portable?  Les avis sont différents, mais tout le monde est d’accord sur le fait que l’on ne doit pas toujours être joignable et qu’on a le droit –aussi en tant que journaliste – d’éteindre son portable ou de ne pas répondre aux appels. Aussi, le métier de journaliste et ses perspectives dans l’avenir ont été discutés. Pour terminer, une sélection de films du Festival Ciné Jeunesse a été présentée après un petit apéro.

 

S’entrainer avec les pros

La nuit fut courte pour les participants. A cause (grâce à ?) d’un programme bien rempli, le réveil était fixé à  six heures du matin: voilà  de quoi des jeunes engagés sont capables un samedi matin. Dans les bâtiments du quotidien zurichois Neue Zürcher Zeitung (NZZ), des ateliers ont été proposés. Les thèmes étaient variés: comment écrire des articles sur la musique ou pour un journal online, comment mener des interviews ou à  quoi être attentif lorsque l’on filme pour la télévision.

 

A midi, des tables rondes ont été mises en place et ont donné aux participants des JMJ la possibilité de parler avec différents journalistes, de leur poser des questions et d’obtenir un aperçu dans le quotidien. La journée s’est terminée par une exposition de jeunes photographes et par un concert du groupe bâlois «The Drops».

 

Journalisme de données

Dimanche matin, pendant que les participants brunchaient, c’était au tour de Pierre Romera de présenter son travail en tant que journaliste de données. Pierre Romera, français de 23 ans, s’est exprès déplacé de Paris pour parler (an anglais) du «data journalisme», combinaison entre journalisme, programmation et graphique (lire l’interview de Pierre Romera) Son travail consiste à  exploiter des ensembles de données pour pouvoir les utiliser dans le journalisme. Sa présentation terminée, il est déjà  temps de se dire au revoir.

 

Bientôt en Romandie?

Les participants sont venus de (presque) toute la Suisse: Berne, St Gall, Bâle ou encore les Grisons. Mais où étaient les romands? Le grand but du comité d’organisation est de rendre des JMJ bilingues afin d’attirer également les jeunes romands et de leur donner aussi la possibilité d’en découvrir davantage sur le travail dans les médias.  Les premières JMJ bilingues sont prévues pour l’année prochaine.

 

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