04.10.2012

Se sortir d’un mauvais pas

Texte de Juliette Ivanez | Photos de youthmedia.eu
Que faire face à  un employeur qui ne respecte pas les conditions prévues dans le contrat de travail? Tink.ch a récolté quelques témoignages pour aider les jeunes à  réagir en conséquence.
"Il ne faut pas hésiter à  dialoguer franchement avec son employeur."
Photo: youthmedia.eu

«J’ai signé un contrat dans une grande chaîne de restauration rapide. Le contrat précisait que je devais travailler au minimum 10 heures chaque week-end. Mais je me suis retrouvée à  faire à  peine 8 heures, je travaillais en plus bien sûr dans les créneaux les plus pénibles (12h-14h et 20h-22h). Dès que j’ai reçu ma première fiche de salaire, je suis allée voir le directeur pour l’informer que je ne travaillerais plus pour le restaurant. L’histoire s’est donc terminée par mon départ volontaire, avec en prime une grande brûlure sur la main comme blessure de guerre!» (Marie, 21 ans, étudiante)

 

«J’ai surtout occupé des postes bénévoles donc je n’ai pas eu de gros problèmes avec mes employeurs. Par contre quand j’avais 13 ans, je donnais des cours de tennis dans un club où les moniteurs majeurs étaient bien mieux payés que les mineurs. Pour augmenter mon salaire j’aurais du suivre une formation, mais celle-ci n’était accessible qu’à  partir de 18 ans. En revanche, les adhérents du club payaient le même prix pour le cours, que le moniteur ait reçu la formation en question ou non! C’est donc le club qui se mettait la différence dans la poche. Ce n’était vraiment pas très correct. Comme je n’avais pas de contrat de travail à  proprement parler (une sorte de charte faisait office de contrat), je n’étais pas en mesure de négocier. J’ai trouvé un boulot mieux payé et je suis partie!» (Léonore, 17 ans, collégienne)

 

«J’ai en ce moment de gros soucis avec mon patron, qui refuse de m’accorder des congés. Quand j’ai signé mon contrat, il était spécifié dessus que la durée des congés était prévue par une convention collective, qui s’est avérée introuvable. J’ai également des périodes de repos obligatoires, prévues par la réglementation européenne, mais que mon boss refuse de me donner depuis plus d’un mois. Pour l’instant je n’ai pas encore franchement abordé le problème avec lui; je rassemble discrètement des preuves de ses abus, comme une déclaration signée par un collègue qui est témoin de tout ça. Ces éléments me serviront à  récupérer ce qui m’est dû et à  recevoir une contrepartie monétaire le jour où je quitterai l’entreprise. J’aurais du me méfier lors de la conclusion de mon contrat, et faire plus attention à  son contenu. Mais à  ce moment-là  je n’étais pas vraiment en position de négocier, j’avais trop besoin de ce job». (Dimitri*, 21 ans, employé dans une société de transport)

 

«J’ai effectué une mission de promotion d’une durée d’un mois. Au bout de quelques jours de travail, je me suis aperçue que des filles qui faisaient le même boulot que moi, mais qui avaient été recrutées par une autre agence, touchaient un salaire horaire plus élevé que le mien. J’ai trouvé que ce n’était pas normal. J’ai appelé mon employeur pour lui expliquer la situation et lui dire clairement que je souhaitais que mon salaire soit augmenté au même niveau que celui de mes collègues. Il a très bien réagi et nous avons rapidement trouvé un terrain d’entente. Je pense qu’il ne faut pas se laisser faire et ne pas hésiter à  dialoguer franchement avec son employeur, tout en restant calme. Même s’il défend ses intérêts, il peut aussi faire preuve de compréhension.» (Meret, 24 ans, étudiante)

 

* Le prénom a été changé.

 

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