13.10.2012

Quelques ingrédients pour réussir

Texte de Eva Hirschi
Tu veux démarrer ton propre projet mais tu ne sais pas comment t'y prendre? Tu veux surtout connaitre les erreurs à  éviter? Voici quelques conseils (et anti-conseils) donnés par les experts du projet Imp!act, venus des domaines de l'entrepreneuriat, de la gestion de projet et de l'engagement social.
"Il faut croire à  fond à  son projet" (Dan Acher) "Même si le projet était une catastrophe, c'est une bonne chose d'en retirer les points à  améliorer" (Hafid Derbal) "Le plus important, c'est d'être passionné" (Mazala Tajmouati). Photos: Eva Hirschi

Dan Acher, directeur de 42(prod) et de CinéTransat: «Le meilleur conseil que j’ai reçu, c’est qu’il faut foncer tête baissée, croire à  fond à  son projet et être rempli d’enthousiasme. Il faut vraiment rêver en grand. D’un autre côté, j’ai vécu ma pire expérience quand j’ai voulu fonder un hôtel pour les backpackers à  Genève. La responsable de l’Etat m’a dit: « Oublie! » Quand on a un projet, le pire qui puisse arriver est que quelqu’un vous dise que c’est impossible.»

 

– Commencer ! –

Aurore Bui, entrepreneure sociale et fondatrice de Softweb: «Le meilleur conseil qu’on m’a donné, c’est de commencer. Si tu passes trop de temps à  établir un business plan parfait (qui ne le sera jamais totalement d’ailleurs), tu vas perdre non seulement ton temps mais aussi ta motivation, et le projet ne verra jamais le jour. Mais si tu as la conviction, alors commence; et plus tu avances, plus ça va devenir clair.

Le pire conseil que j’ai entendu, c’est que si tu veux avoir une famille, des enfants, alors il ne faut pas créer une entreprise car c’est incompatible. Moi je pense que c’est compatible, et même surtout précieux. J’ai deux enfants et je suis entrepreneure à  temps partiel, et je m’en sors très bien. Travailler à  temps partiel dans une entreprise tout en ayant un poste à  responsabilités est quasiment impossible, mais si tu as ta propre entreprise, tu peux gérer le temps toi-même.»

 

– Créer une base solide –

Nicolas Perelyguine, responsable du secteur jeunesse du Service Culture-Jeunesse-Sport de la Ville de Renens: «Le pire conseil que j’ai reçu, c’est quand j’étais petit et que je voulais mener un projet. Les gens disaient que c’était trop difficile pour moi, qu’il y avait trop de choses à  faire et que je n’y arriverais jamais. Mais de l’autre côté, ça m’a encouragé encore plus! Le meilleur conseil est de démarrer en petit pour arriver ensuite à  quelque chose de grand. Il faut d’abord créer une base solide

 

Hafid Derbal, coordinateur de projet pour Jeunesse en Action: «Le plus important – et ça peut paraître surprenant – est l’évaluation du projet. Pas seulement à  la fin, mais déjà  pendant la préparation: il faut se demander «Où est-ce que je vais? Qu’est-ce que je fais? Quelles sont mes attentes?» A la fin on revient à  ces questions de départ et c’est très important de les évaluer. Même si le projet était une catastrophe, c’est un bon projet si on en fait une bonne évaluation et si on en retire ce qui doit être amélioré la prochaine fois.»

 

– Il faut oser –

Claudio Deuel, chef du Service de la jeunesse de la Ville de Genève: «Le pire conseil, c’est quand quelqu’un dit « On a déjà  essayé, et ça n’a pas marché ». Le meilleur conseil, c’est quand une autre personne dit « On a déjà  essayé, ça n’a pas marché MAIS cette fois ça va le faire! » Il faut toujours persévérer, persister car rien ne marche jamais du premier coup.»

 

Mazala Tajmouati, co-fondatrice du Crazy Brainstorm: «Le plus important est d’être passionné. L’intérêt seul ne suffit pas, il faut de la passion. Le pire conseil, c’est quand on te dit « Ne prends pas de risques ». Si on ne prend pas de risques, on ne fait rien, on ne crée pas. Il faut oser – mais de manière mesurée

 

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