16.10.2012

« Euforia est une expérience indescriptible »

Les organisateurs eux-même s'interrogent sans cesse sur la plateforme qu'ils proposent chaque année.
"Je ne m'engage jamais dans quelque chose qui ne me parle pas, qui ne joue pas avec mes idéaux" (Sylvain Nicolier) Malgré sa motivation et son attachement pour l'association, Sylvain devra bientôt quitter Euforia. Photos: Mara Klein

Les organisateurs eux-même s’interrogent sans cesse sur le contenu et la visée de ce forum qu’ils proposent chaque année. Entretien avec Sylvain Nicolier, directeur créatif à  Euforia et responsable communication de l’événement Imp!act.

 

Quel bilan tires-tu de cette nouvelle édition d’Imp!act?

Très positif. Les participants ont été vraiment super. Une très belle énergie s’est dégagée de cette nouvelle édition d’Imp!act, nous sommes très contents. Cela dit, Imp!act n’est pas terminé pour l’équipe d’Euforia; nous avons encore une session à  Zürich du 17 au 21 octobre (cette semaine, ndlr) qui je pense va également être une belle expérience!

 

En parlant de Zürich… l’année passée il n’y avait qu’un seul événement, la formule d’Imp!act 2012 a-t-elle changé?

Oui, c’est vrai qu’il y a eu quelques changements. Le concept en tant que tel n’a pas changé, il s’agit toujours de permettre aux participants de réfléchir à  une idée, un projet qui pourrait changer positivement la société, et de leur fournir des outils théoriques pour y arriver. Mais il est vrai que nous avons modifié plusieurs éléments. Un des changements majeurs concerne la langue. En effet, l’année passée, nous avions demandé aux candidats de s’exprimer en anglais, et il faut dire que la plupart des participants étaient des universitaires qui provenaient essentiellement des filières telles que les relations internationales. Cela pouvait paraître un peu élitiste. Du coup, cette année nous avons préféré privilégier les langues locales et ouvrir l’événement à  tout le monde. Cela s’est fait en divisant l’événement sur deux villes: Zürich et Genève.

 

Est-ce que ces changements vous ont apporté un réel plus?

Oui absolument, et on peut le voir à  plusieurs degrés. Cela nous a surtout permis d’ouvrir l’événement à  tout le monde, tous les participants n’étant pas forcément des universitaires qui maitrisent l’anglais. Nous avons des gens entre 17 et 30 ans qui viennent de tous les milieux. Certains travaillent, d’autres étudient, certains sont même encore au gymnase. Nous avons gagné en diversité et c’est une très grande force. Et puis le nombre de participants a augmenté du même coup. Cette simplification de formule nous a permis de gagner plus de changemakers, ce qui est plus que positif!

 

En parlant de gain, vous avez gagné beaucoup de visiteurs sur vos vidéos aussi, plus de 15’000 visites par mois. Est-ce que l’on peut dire que vous avez aussi gagné en terme de visibilité?

Effectivement, notre site internet est de plus en plus visité. Nous prenons vraiment le temps de faire des vidéos de très bonne qualité, c’est vraiment important pour nous. C’est un mot qui définit bien Imp!act: prendre le temps de faire bien les choses.

 

Maintenant que l’édition de Genève est finie, quelle évolution vois-tu pour Imp!act? Quels seraient les changements à  faire pour l’édition 2013?

Tout d’abord, il faut dire que pour nous ce n’est pas encore fini. La semaine prochaine nous avons encore Zürich. Le bilan général sera tiré après ces deux éditions. Mais je pense que nous allons garder cette même formule. L’idée de faire ça dans des petits endroits comme des maisons de quartiers ou associations est très bonne. Cela permet de renforcer la cohésion entre les participants, de garder cette belle énergie au sein des groupes. En termes de changement, nous pourrions peut-être envisager d’ouvrir l’événement à  d’autres villes. Cette année nous le faisons déjà  à  Zürich, mais pourquoi ne pas couvrir une plus grande partie de la Suisse? La chose qui reste à  améliorer et qui, je pense, restera toujours une difficulté importante est celle de réussir à  trouver des personnes qui puissent s’engager cinq jours entièrement dans cet événement. Imp!act demande de l’investissement et il est parfois difficile de trouver des personnes qui puissent se libérer.

 

Un autre changement est celui de ton départ, tu vas bientôt quitter Euforia… Qu’est-ce que cette aventure t’a apporté sur le plan personnel?

Effectivement, je vais bientôt devoir m’en aller d’Euforia. Il faut savoir qu’il s’agit d’une organisation qui n’emploie que des jeunes jusqu’à  30 ans. Etant donné que je vais bientôt passer ce cap, il sera temps pour moi de laisser ma place de directeur créatif à  quelqu’un d’autre, un jeune très motivé. Concernant l’impact personnel de cette expérience professionnelle, il est indescriptible. Je ne m’engage jamais dans quelque chose qui ne me parle pas, qui ne joue pas avec mes idéaux. Euforia est une grande satisfaction personnelle. On se rend compte qu’on donne beaucoup, mais qu’on reçoit plus que ce que l’on donne. Ce n’est que du positif!

 

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