Culture | 19.09.2012

Sans dessus dessous

Si tu as envie d-~une boisson rafraichissante ou d-~un programme savoureux, nous nous ferons un plaisir de vous servir au festival Tohu Bohu, situé au milieu des vignes.
One man show avec Nemoy live Birdy Nam Nam a diverti le public avec ses platines. Photos: Fabienne Gsponer

Le Tohu Bohu à  Sierre est un challenge à  lui seul. Entre le français et l’allemand, l’électro et le hip hop et au cŠ«ur d’une foule à  la recherche de bonne musique, on obtient finalement un joyeux désordre.

 

L’été touche à  sa fin. Mais durant le week-end du Tohubohu Festival à  Veyras, les 7 et 8 septembre dernier, l’été était toujours présent. L’openair proposait, à  l’occasion de la fin de la saison des festivals, un programme musical très divers avec un mélange entre des groupes aussi bien régionaux qu’internationaux. Ce festival, avec ses quelques 5000 visiteurs, fait partie des bons plans estivaux en Valais.

 

Shit et Rock

Les stars du hip hop tel qu’IAM et le groupe Skip the Use étaient sur scène le vendredi. Le public s’est déhanché devant un savant mélange d’electro, pop et rock. Samedi, le hip hop s’est transformé en une musique plutôt électronique qui a réveillé les plus réticents. En première partie, le groupe Stuck in the Sound venu de France a joué un mélange d’indie et de rock plus «hard». Puis The Shit ont suivi. Leur style nous rappelle Elvis et Tarantino; un rock’n’roll du début des années 60 avec un son de guitare qui fait penser à  du garage-rock.

 

Musique entraînante

DJ Yuksek s’est chargé de l’électro. Une énergie plus qu’entrainante s’est propagée lorsque celui-ci a mixé des chansons de MGMT, Santigold et bien d’autres. Par la suite, un live de Nemoy a conquis la foule. On pouvait entendre plusieurs instruments et différents styles ont fusionné, dans un grand moment de musique. En toile de fond, des images saugrenues de chats aux pattes roses et autres créations défilaient en cadence avec la musique. Et pour terminer, Birdy Nam Nam a enflammé la scène. Le simple fait de le voir faire chauffer ses platines était un show, et lorsqu’on rajoute la musique: la fête commence!

 

On pouvait aussi déguster une gaufre au chocolat tout en discutant avec les passants et même s’essayer à  quelques phrases en allemand, afin de se rafraichir la mémoire. Au cours de la soirée, les langues se délient et les discussions deviennent de plus en plus intéressantes. On se rend finalement compte que, que l’on parle français ou allemand, on est tous faits du même moule. Ces fêtes qui se déroulent d’un côté ou de l’autre du Röstigraben nous permettent de repousser nos propres limites en bravant la barrière de la langue.