Culture | 13.08.2012

On a pris la Sexion d’Assaut!

Texte de Marie Fall | Photos de Marie Fall
Ils sont disque d'or "parce qu'ils bossent comme des japs" (en référence aux paroles de leur titre "Disque d'or"). Tink a eu l'honneur de rencontrer Barack Adama et Maska, membres du groupe de hip-hop français Sexion d'Assaut, lors de leur passage à  l'Openair Frauenfeld, le 8 juillet dernier.
Maska et Adams de Sexion d'Assaut, lors de leur passage à  l'Openair Frauenfeld en juillet dernier.
Photo: Marie Fall

Votre dernier album (L’Apogée, sorti en mars 2012) a reçu de très bonnes critiques. Comment est-il né ? Dites-nous tout sur vos méthodes de travail.

C’est très particulier! Les premières idées sont nées il y a déjà  deux ans. Et puis, on s’est enfermés un moment pour faciliter la création. Le confinement a duré une semaine, ce qui nous a permis de travailler entre nous. Cela nous a rappelé l’époque où l’on était tout le temps ensemble et où l’on avait moins de responsabilités. Cela a donné naissance à  des morceaux qui ont bien marché.

 

Pour la suite, avez-vous des projets en cours ?

On est en ébullition musicale permanente. Nous sommes huit cerveaux; chacun travaille de son côté et on sait qu’on va sortir des choses qui sont abstraites. Mais pour l’instant, on préfère communiquer sur notre dernier album car on sait qu’on a beaucoup travaillé dessus, et il mérite qu’on le fasse durer.

 

Jouissez-vous d’une totale liberté artistique, même en étant signés chez une maison de disques ?

On a beaucoup de chance! Il est vrai que nous sommes en licence avec Sony, mais on nous laisse faire ce qu’on veut. On prend nos propres décisions autant sur le plan marketing que sur le plan artistique. On est libres, c’est ce qui fait notre force!

 

Qu’avez vous pensé de Frauenfeld ?

L’ambiance y est magique. Le public est tellement réceptif. Le fait de ne pas parler la même langue peut être une barrière; mais ici c’est le contraire. Le public se lâche encore plus.

 

Si l’occasion se présentait, vous reviendriez?

Oui, sans hésiter! On adore la Suisse alémanique. On a également déjà  eu l’occasion de passer du côté de Zurich aussi.

 

Aucun risque qu’un jour vous tombiez dans la variété ?

Non. Et même si l’on va vers la variété, c’est parce que nous l’aurons choisi. Pour nous, le commercial, c’est quand tu fais quelque chose que tu n’aimes pas; et que tu le fais plus par désir de vendre. On n’est jamais tombé là -dedans, on a toujours aimé ce que l’on fait.