Culture | 02.08.2012

Le Feu au Lac s’améliore encore!

Les journaux le titraient, la Suisse a maintenant 721 ans! Les villes et villages se sont concurrencés pour offrir le meilleur des feux d'artifice, mais le «Feu Au Lac» du 31 juillet demeure une référence en la matière.
Ambiance conviviale pour le Feu au Lac: les membres du groupe suisse Pegasus répètent. Le Feu au Lac est devenu une référence en matière de feux d'artifice. Photos: © Patchomag.ch

Condamné, car jugé trop dangereux au vu de l’envergure qu’il prenait, le Feu Au Lac avait perdu courant 2012 une bonne partie des subventions accordées par la ville de Sierre pour assurer la sécurité des manifestants. Victime de son propre succès, il a fallu revisiter le concept pour en faire ressortir un festival clôturé avec un nombre d’entrées limité à  20’000 (soit deux fois moins qu’en 2011). Ils l’ont dit: il n’y en aura pas pour tout le monde! La ville de Sierre, face au nouveau concept, a alors revu sa décision, et le Feu au Lac a pu, fort heureusement, renaître cet été.

 

Quand on entre dans le festival, on remarque immédiatement la spacieuse enceinte. Il est donc fort agréable de ne pas se marcher sur les pieds. Pour admirer les feux d’artifice, on peut même s’asseoir au sol sans déranger quiconque.

Innovant également, le système de sonorisation a été conservé comme les autres années. Il permet une synchronisation proche de la perfection entre la musique et le spectacle pyrotechnique, un véritable bonheur réveillant les sens.

 

La disposition particulière des alentours du lac de Géronde est utilisée de manière intelligente. L’amphithéâtre permet à  tous d’assister aux différents concerts sans être gêné par une personne trop grande située au devant. La scène se situe au fond de l’arène, entourée d’écrans géants.

 

Le 31 juillet, cette scène aura vu jouer des artistes comme Stevans, groupe moins connu localement qu’internationalement: une superbe découverte aux sons pop-rock. L’incontournable Bastian Baker était également présent et à  pu, à  l’inverse du Caprices Festival, rejoindre le groupe Pegasus pour interpréter et revisiter quelques chansons ensemble. Une impression d’amitié fraternelle s’et dégagée d’entre tous ces artistes. Puis c’est la belge Selah Sue qui a clôturé la soirée, ajoutant les tonalités reggae manquantes à  la fête.

 

Si des efforts ont été faits pour les enfants, avec un espace deux fois plus grand que l’année dernière dédié à  ces petites têtes blondes, les jeunes profiteront surtout du prix d’entrée dits «populaires»: 5 francs pour les premiers billets vendus (jusqu’au 10 mai 2012), 10 francs par la suite jusqu’au 30 juillet, et 20 francs sur place!

 

Et ce sont justement les problèmes financiers qui auront failli « éteindre le feu au lac », car la sécurité nécessaire pour le site devenait trop chère. On se demande maintenant si le nouveau budget, supérieur de 100’000 francs au budget de 2011, permettra tout de même à  la manifestation de clôturer dans les chiffres noirs.

 

Vincent Courtine, le directeur de l’Office du tourisme de Sierre s’avoue satisfait et pense que le challenge a été entièrement rempli: prouver qu’«une légende ne meurt jamais». On ajoutera que, dans le cas du Feu Au Lac, elle devient de plus en plus impressionnante.