Culture | 24.07.2012

Tout en douceur?

Samedi soir, le Paléo Festival touchait progressivement à  sa fin. Après des sets très électro avec Justice ou encore C2C, la soirée s'annonçait plus reposante. Vraiment?
La douce GiedRé et le duo explosif The Kills, samedi soir au Paléo Festival de Nyon. Photos: Maxime Lonfat

Du côté des animations de rue, le Paléo a toujours fait fort. En cherchant bien, vous pouviez trouver un homme déguisé en lapin rose enfermé dans une cage et quémandant des carottes, une troupe de cirque affalée sur le sol comme morte et bien d’autres surprises.

 

La programmation de samedi, quant à  elle, était variée et proposait de la chanson française. Le tout a débuté par le charmant groupe Charlotte Parfois. La formation romande a envouté le public par ses rythmes dynamiques.

 

Ensuite, petit changement de registre avec The Kills, duo devenu une réelle référence d’un point de vue vestimentaire et musical. Leur « bon vieux rock’n’roll » avait de quoi séduire et on a eu l’impression de revenir dans le passé. «Sex, drugs & rock’n’roll»  caractérise probablement le mieux leurs prestations des plus félines.

 

Retour au calme avec GiedRé, connue pour son style qui nous rappelle un peu les vieux épisodes de Sophie Pétoncule. Mais la chanteuse délirante aux apparences de petite fille innocente ne pouvait pas être jugée sur son apparence. Par son style, on croirait qu’elle dénonce une mode trop politiquement correcte.Dans tous les cas, elle a fait rire le public et lui a plu.

Il y avait tout de même un certain génie dans ses textes, car un message se cachait derrière chaque chanson (ou n’était-ce qu’une impression?).

 

«Je chante pour les enfants, mais je dois le préciser, car j’ai eu des problèmes. En fait, je chante pour les enfants sourds, alors j’espère qu’il y en a plein ici !» GiedRé

 

La soirée s’est terminée avec Bénabar qu’il est inutile de présenter. L’artiste français a attiré une foule incroyable autour de la grande scène.

On a pu constater tout de suite sa volonté de show un de « bling-bling »: le décor de la scène composé de deux escaliers se rejoignant en arc de cercle laissait la place à  un piano en plein milieu.

Chic, le chanteur était habillé d’un cardigan noir et d’un pantalon violet assorti aux deux banderoles Paléo qui flottaient de part et d’autre de la scène.

Mais ce qui était impressionnant, c’était que ses chansons orginales avaient été remixées; un choix pertinent pour un public qui n’était pas venu écouter un CD mais voir une réelle performance. Et c’est ce que Bénabar nous a offert du début à  la fin.

 

La soirée avait déjà  un avant-goût de fin mais comme on dit, « Last but not least ». Dimanche le festival accueillait David Guetta, Kev Adams et bien d’autres; retrouvez sur cette page l’article sur la soirée de dimanche.