Culture | 11.07.2012

Tournant amer

Texte de Manon Schalk | Photos de NIFFF
Une famille dans une maison isolée dans la montagne, un voisin mystérieux qui dérange, du sang et de la psychose: tout ce qu'on aime pour la création d'un classique dans la série films d'horreur.
Isolé dans une maison avec sa famille, le séjour de Raul se transformera vite en cauchemar.
Photo: NIFFF

Traversant des problèmes conjugaux, Ana et Raul décident de partir quelques jours avec leur fils dans une petite maison isolée pour tenter de se retrouver. The Path (Le Sentier) emporte le spectateur dans une succession d’évènements énigmatiques et perturbants. L’arrivée d’un voisin un peu trop encombrant fera du séjour de Raul un vrai cauchemar.

 

L’histoire commence sur un ton déjà  morose: le couple fraîchement séparé, on comprend rapidement que le père n’a pas été très présent pour son enfant. Pour tenter de recoller les morceaux, Raul arrête la cigarette qui a toujours exaspéré sa femme.

Il lui propose alors de partir dans une maison, loin de tout, pour prendre le temps de réfléchir et de se retrouver en famille. Mais tout ne se passera pas comme prévu. Dès les premiers kilomètres en voiture, Raul ne se sent pas à  l’aise. L’ambiance noire et inquiétante laisse présager que ce séjour ne sera pas des plus agréables.

 

Tout au long du film, la musique, sans laquelle le suspense ne serait pas si intense, tient une place élémentaire. Chaque geste du quotidien, du plus intime au plus banal, devient source de tension.

 

La rencontre avec leur voisin, Samuel, ne rendra pas les choses plus faciles. Connu pour être un coureur de jupon, il ne cesse de rendre visite à  Ana et se lie rapidement d’amitié avec elle. Raul devient de plus en plus jaloux et ne sait plus comment gérer la situation. Il a le net sentiment qu’il est en train de perdre sa femme.

 

D’autant plus que sa relation avec son fils n’est également pas des plus pacifiques. Raul, se perd chaque jour un peu plus entre rêve et réalité et imagine son fils dans d’étranges situations. Se croyant être la cible de tout son entourage, il s’isole toujours un peu plus. Le spectateur suit de près ses hallucinations perturbantes, se prend lui aussi au jeu ne sachant plus ce qui appartient au réel ou à  l’imaginaire. Le protagoniste sortira-t-il de cet engrenage à  l’ambiance froide et pesante? Un thriller psychologique au suspens accrocheur qui ne prendra fin qu’aux toutes dernières minutes.

 

Tourné en 2012 par le réalisateur espagnol Miguel Angel Toledo, The Path est projeté dans la catégorie « Compétition internationale ». A voir encore le 13 juillet à  15h au NIFFF.