Culture | 14.07.2012

Quand la technologie crée de nouveaux mondes

Texte de Manon Schalk | Photos de Manon Schalk
Connu pour ses effets visuels dans de nombreux films, Michael Fink explore la capacité de la technologie à  créer un monde nouveau.
Michael Fink a présenté les capacités de la technologie a créer un monde fictif, qui semble pourtant bien réel.
Photo: Manon Schalk

Connu pour son travail dans Avatar, X-men ou encore l’Arbre de la vie, Michael Fink, responsable des effets visuels dans de nombreux films à  succès, explore la capacité de la technologie à  créer un monde nouveau. Comment les effets visuels nous transportent-ils toujours au plus près du réel?

 

« Il y a trente ans, la vision du futur était bien loin de notre réalité actuelle. » C’est sur ces mots que Michael Fink introduit, non sans humour, la conférence «Master Class: Visual Effects Paradiso» (Le paradis des effets visuels) le 11 juillet au NIFFF. On se rend rapidement compte à  l’analyse d’images et de vidéos datant d’une vingtaine d’années que l’on s’était fortement trompé sur la conception de la vie dans les années 2000.

 

Mais comment la technologie a-t-elle permis de rendre une conception du futur si réelle? L’art s’améliore de jour en jour et laisse place à  de nouvelles techniques toujours plus précises et efficaces. La peinture a eu son apogée, puis a cédé sa place à  la photographie. C’est maintenant au tour de la vidéo d’être au sommet.

Même si les premiers effets visuels font leur apparition en 1895, les techniques sont encore minimes. On retiendra le procédé des effets de trompe-l’oeil ou des arrêts de caméra avec changement de position des objets ou acteurs entre deux images. En les analysant de nos jours, on prend conscience de l’incroyable évolution qui a eu lieu entre les premiers effets et ceux dont nous sommes capables aujourd’hui. En 1980, le film Tron de Steven Lisberger se fait précurseur dans le mélange d’images filmées et d’images numériques.

 

Durant ces mêmes années, l’ordinateur devient de plus en plus abordable et permet aux réalisateurs d’envisager de nouveaux effets. Avec la folie actuelle du numérique, il devient plus facile de transporter le spectateur toujours au plus près du réel par l’utilisation de techniques et de logiciels permettant d’être beaucoup plus précis et proche de la réalité.

 

Avatar est l’un des meilleurs exemples de la qualité des techniques dont on dispose de nos jours. Les films de sciences-fictions mixent toujours images réelles avec images de synthèses ce qui permet de nous garder connecté à  la réalité tout en nous emportant dans un monde paradoxal.

 

Mais tout ce travail requière énormément de temps. Avant que les techniques ne soient optimisées, une image demandait environ 60 heures pour être créée. Darby O’Gill and the Little People, produit en 1959 par Walt Disney, fait partie des avant-gardistes dans l’utilisation d’effets visuels: les lutins sont entre 6 et 10 mètres plus loin de la caméra que Darby. Ils apparaissent donc beaucoup plus petits, mais pourtant dans le même environnement que Darby. Toutes ces images complètement irréelles paraissent pourtant bien authentiques.