Culture | 07.05.2012

Salon international du livre et de la presse de Genève 2012

Le top du salon en quelques heures, vendredi 27 avril 2012.
L'espace RTS au salon

Le salon du livre représente, pour moi originaire de Genève, plein de bons souvenirs qui émergent à  nouveau, chaque année, au fil des éditions. Un méli-mélo de livres et d’animations, de découvertes et de rencontres, et à  chaque fois une sensation d’avoir vécu à  mille à  l’heure durant quelques heures. Voilà  pourquoi je souhaitais vous faire partager cette année ma traversée passionnante entre le flot de visiteurs.

 

 

On va pénétrer au salon du livre par ordre chronologique :

 

10h47 : sur le plateau de la RTS pour Rien n’est joué, Lydia Gabor accueille deux invités qui se font face, Yasmine Char et Thierry Wegmüller. Mari et femme dans la vie, ils sont venus parler de livres, ou du livre pour Yasmine Char qui vient de sortir son deuxième roman, Le palais des autres jours, paru aux éditions Gallimard. Conteuse, romancière et directrice de l’Octogone entre autres, Yasmine Char a plus d’une corde à  son arc tout comme Thierry Wegmüller, acteur incontournable de la vie nocturne lausannoise.

 

Un peu plus loin, un bus grandeur nature retient toute mon attention. Habillé par les dessins colorés et sympathiques d’Adrienne Barmann, illustratrice, le BIBLI-O-BUS ne fait qu’un arrêt furtif au Salon du livre avant de repartir sur les routes à  la rencontre des communes genevoises et de ses habitants pour leur proposer pas moins de 4’000 ouvrages sur une collection totale de 40’000 livres. Un bus des Bibliothèques Municipales de la Ville de Genève qui existe depuis 1962, soit après calcul, depuis cinquante ans.

 

 

11h06 : passage devant la fresque géante de l’espace Maroc, invité d’honneur du Salon, où les artistes s’activent à  déployer leurs talents.

 

 

11h10 : C’est la ruée vers les articles dérivés des mangas et autres personnifications japonaises au stand Média zone, spécialiste du média asiatique. Mes papilles gustatives me mènent ensuite juste en face où c’est plutôt la ruée au fourneau avec le Chef de cuisine qui conseille ses jeunes apprentis d’un jour. Objectif : une calotte en massepain pour décorer une madeleine faite maison.

 

 

11h45 : Un passage instructif au pavillon marocain où j’ai feuilleté l’ouvrage Le jardin des amoureux, de Fatema Mernissi et dont je vous propose l’extrait suivant, tiré des 50 noms de l’amour d’Ibn Qayyim al-Jawziyya : « Le terme al rassîss se réfère à  la stabilité et à  la constance de l’amour, mais il peut se rapporter aussi à  la persistance de l’état fiévreux qu’il occasionne. En fait, le mot trouve sa racine dans rassiss (fièvre) qui est une infection à  caractère endémique persistant. Par analogie, on emploie ce terme pour comparer les premiers symptômes de l’amour à  la température et aux brûlures occasionnées par la fièvre ». Après cette brûlante révélation, je me désaltère au salon de thé où les pâtisseries marocaines sont un réel délice. Les effluves du thé à  la menthe me rappellent celles d’un pays lointain et la lecture du journal Le Courrier que j’apprécie particulièrement pour son indépendance et donc ses articles de qualité m’accompagne pour un essentiel autrement.

 

 

11h50 : La conférence « citoyenneté et droits de l’Homme dans la nouvelle constitution marocaine » m’ouvre à  de nouvelles dimensions et connaissances sur le Maroc et sa constitution, renouvelée en 2011, et dont 60 des 180 articles traitent des droit de l’Homme, selon Driss El Yazami, militant franco-marocain et un des concepteur de la nouvelle convention.

 

 

13h : c’est le temps d’aller farfouiller dans la multitude de livres qui s’offrent aux visiteurs. On déniche parfois LE livre qui nous manquait, cependant pour ma part je serais tentée de repartir avec deux sacs pleins. Mais les finances étant celles d’une étudiante, je me contente d’un unique livre : « L’Afrique au secours de l’Afrique », de Sanou MBaye, trouvé au salon africain.

 

 

Durant cette journée livresque qui se terminera vers 15h, j’ai eu l’occasion de croiser des auteurs exceptionnels comme Douglas Kennedy (romancier et journaliste américain majeur) et Marie Laberge (romancière québécoise, auteurs de livres, pièces de théâtre et même d’une chanson de Céline Dion). Des auteurs « découverte » pour moi, comme El Hadji Cissé (Confessions d’un « sale nègre », Favre, 2012, Sénégal) et Gaston-Paul Effa (Je la voulais lointaine, Actes Sud, 2012, Cameroun) au salon africain lors d’une conférence, et un auteur francophone connu, Frédéric Beigbeder (critique littéraire, écrivain, réalisateur et animateur) qui débat de la liseuse avec Madeleine Caboche sur le plateau RTS.

 

 

Voilà  donc comment le Salon du Livre de Genève a partagé avec moi quelques lignes de son histoire inscrites aux pages de 2012.