22.05.2012

Los Indignados, 15M

Texte de Manon Schalk
Après le succès du premier rassemblement des indignés le 15 mai 2011 à  Madrid, avec plus de 7 millions de participants, on célébrait mardi dernier, sur la fameuse Puerta del Sol, l'anniversaire de la création du mouvement de los Indignados.
Rassemblement des Indignés sur la Puerta del Sol (photos : Manon Schalk)

C’est bien ici que tout a commencé, il y a un an déjà ; on comptait alors à  peine 60 participants, tous révoltés et convaincus qu’il était nécessaire de faire du système une démocratie. Après trois jours de campement sur la place centrale de la ville, la Police intervient et stoppe net l’espoir grandissant du peuple de se faire entendre. C’est grâce aux réseaux sociaux comme Facebook, Twitter, ou encore Twenti que quelques jours plus tard, plus de 40’000 manifestants rejoignent le mouvement pour exprimer à  nouveau leur mécontentement au sujet du système espagnol. C-˜est sans relâche que les manifestants ont poursuivi leurs efforts durant l’année. Un certain nombre d’assemblées ont eu lieu afin de maintenir la lutte et de choisir ensemble comment aller de l’avant.

 

Comme on a pu l’entendre à  plusieurs reprises durant la manifestation, « ce mouvement est un mouvement 100% pacifique ». Gonzalo Santamarta, étudiant en économie, a su nous éclairer d’avantage sur le sujet: « Le mouvement ne met aucun parti politique en avant, ce qui permet à  un grand nombre de personnes, toutes très différentes les unes des autres, de venir manifester. Mais toutes allant dans la même direction ». L’étudiant appuie le fait que l’organisation du mouvement est très démocratique et donne la parole à  tous les participants: « Le mouvement ne tolère aucune violence, et suit une organisation horizontale, ce qui laisse l’assemblée s’exprimer sans les ordres et les idées préconçues d’un chef. Le but est d’étendre cette façon de penser à  un plus haut niveau: faire du système espagnol une démocratie ».

 

Mais la création du mouvement a-t-elle aidé à  obtenir un quelconque changement? Apparemment, les choses sont loin de s’améliorer et d’après Gonzalo, « elles empirent ». Mais le mouvement est toujours là , plein d’espoir, de conviction et de détermination. « Il nous faut du temps, on ne peut pas changer le monde en un jour; il nous faut nous battre encore plus, car nous voulons du changement, peu importe le prix! ». La manifestation a battu son plein jusqu’aux alentours de 4h du matin, jusqu’au moment où la police est intervenue pour stopper les derniers manifestants.

 

On ne change pas les choses en un jour, les Indignés le savent; et ils gardent espoir en renouvelant assemblées et manifestations, pour faire de leur pays un lieu d’égalité et de justice.

Ähnliche Artikel