Culture | 06.05.2012

Des gymnasiens chantent l’amour

Texte de Xavier Willemin
Compte rendu du concert annuel du ChS«ur des Gymnases Lausannois.
La gaité du requiem (photo: Xavier Willemin)

Le concert débute par le Requiem MH 155 de Michael Haydn. Un brin de gaieté, inhabituel pour un requiem, vole dans la salle lorsque les choristes ouvrent leurs partitions. La couverture de ces dernières, d’un turquoise intense, contraste vivement avec le blanc uniforme choisi pour l’habillement. Mais la forme importe peu, l’Š«uvre étant chantée avec passion par cette centaine de chanteurs.

 

Puis vient la tant attendue création de Nicolaï Schlup : Amour et Psyché. Une histoire d’amour entre Psyché et Cupidon. Tous les instruments contemporains sont sollicités pour créer une surprenante ambiance médiévale. Des traditionnels violons au rare contrebasson, en passant par de nombreuses percussions, tout est audacieusement régit pour nous transporter dans le monde d’un amour grotesque. Les voix lyriques des solistes ont permis de ne pas avoir à  subir une musique trop contemporaine.

 

La fin du concert illustre bien ce que tout le monde a ressenti dès l’entrée des chanteurs sur scène : la cohésion du groupe. L’ensemble du chŠ«ur applaudit, le sourire aux lèvres et les principaux acteurs de la mise en place du concert sont ovationnés. C’est la scène qui a souffert…

 

On ne peut finalement reprocher qu’une seule chose à  ce concert : le manque d’engagement de l’orchestre. L’OCL (Orchestre de Chambre de Lausanne) est un orchestre professionnel tenu de réaliser des concerts avec des chŠ«urs amateurs. La qualité musicale individuelle des musiciens ne fait aucun doute, mais les bavardages lors de l’entrée sur scène témoignent de ce que représente un chŠ«ur amateur pour l’OCL. Pourquoi un orchestre professionnel ne pourrait-il pas donner de bon cŠ«ur l’opportunité à  un petit chŠ«ur de faire de la musique ensemble ?

 

Vous en conviendrez, cette fausse note est passée bien inaperçue. Surtout aux yeux des chanteurs qui n’avaient d’yeux que pour leur partition. Quant au public, composé presque exclusivement d’amis et de parents, la qualité musicale importait peu. Un bon moment entre amis finalement. Rendez-vous donc l’année prochaine pour le Requiem de Mozart et une nouvelle création originale.