Culture | 15.04.2012

Une réalisatrice prometteuse

Texte de Xavier Willemin
En voyant le nombre de films suisses dans les salles, on peut penser que cette industrie est en perdition face à  la concurrence américaine notamment. Mais il n'en est rien. La Suisse est le pays produisant le plus de films par habitant. Et cela est possible grâce à  des artistes motivés et passionnés, comme Laurence Stajic.
Me + You, l'un des clips réalisé par Laurence Stajic et Samuel Flückiger (image: www.laurencestajic.com)

Voulant initialement se spécialiser dans la rédaction de scénarii, cette diplômée de l’ECAL (l’Ecole cantonale d’art de Lausanne) est actuellement à  Los-Angeles pour élargir ses connaissances dans le processus général de la création de films. Elle a aussi choisi cette ville comme stimulation artistique. De nombreuses personnes de talent y tentent leur chance et cela crée une forte concurrence.

 

 

Mais elle reste lucide. Los Angeles lui offrira probablement uniquement de l’expérience. Elle pourra ensuite l’utiliser dans l’industrie européenne du film. Cette culture lui est chère et la contribution d’une telle réalisatrice peut sans doute être productive dans notre pays.

 

 

Laurence ne cherche pas forcément à  être une réalisatrice mondialement connue, mais seulement à  gagner sa vie en faisant ce qu’elle aime: réaliser des films. On peut trouver dans sa filmographie aussi bien des courts et longs métrages que des clips, ou encore des spots publicitaires. Elle est une véritable artiste qui utilise le cinéma comme moyen d’expression.

 

 

Elle peut ainsi se permettre de diffuser son travail en utilisant les nouvelles technologies dont l’essor a complétement chamboulé le monde du cinéma. Et il est indispensable pour elle de s’y adapter, tant au niveau du contenu que dans la forme de diffusion. Des sites internet de collecte de fonds pour des projets artistiques ont vu le jour depuis le début du 21ème siècle et les réseaux sociaux permettent une diffusion rapide.

 

 

Même si le cinéma à  succès est divertissant, il existe de nombreux films d’auteurs, courts-métrages ou autres qui méritent une certaine reconnaissance du public. Si vous êtes révoltés contre la grosse industrie du cinéma, privilégiez des artistes comme Laurence Stajic ou de petits producteurs. Il faut chercher un peu, mais c’est cela l’art, non ?