Culture | 13.04.2012

Toxic Avenger

Arrivée dans la salle, ambiance sombre, presque glauque. Les cinq lettres en néon rouge «A N G S T», en référence à  la pochette du dernier album, sont la seule source de lumière. Le monde n'est pas encore au rendez-vous, mais ça ne saurait tarder.
Photos: © Valentin Berclaz

Si Toxic Avenger est considéré comme un DJ, il est accompagné sur scène de deux acolytes, un batteur et un guitariste. Au départ, on pourrait être pessimiste et s’imaginer déjà  un concert bien loin de ses productions studio. Heureusement, ce ne sont que des accompagnements mais bien choisis. Le premier beat démarre et la sauce prend rapidement, le concert est lancé!

 

 

Si l’on doit catégoriser Toxic Avenger par rapport aux EPs, il est évident qu’il entre à  la perfection dans la case «Electro». Mais ce n’est pas exactement le cas sur scène. La batterie, précise comme une montre suisse, rythme les pistes d’une manière formidable. La guitare, quant à  elle, sublime la base électro des morceaux par des riffs dignes d’un groupe de hard rock.

 

 

La foule saute, dance, s’agite mais sans violence, ce qui est fort appréciable pour un concert de ce type tant c’est rare. Encore plus étonnant, même le DJ s’adonne à  la guitare durant un petit moment, délaissant ses platines pour nous offrir un morceau de pur rock.

 

 

Et niveau musique électronique, les fans ont pu se régaler. Des sons certes violents et puissants mais diablement bien mixés, une distorsion de temps en temps, et une petite dose de French Touch. Sur une des pistes, on se demande pourquoi le label Ed Banger, reconnu pour ses artistes French Touch, n’a encore produit aucun de ses albums tant il collerait bien à  l’esprit de celui-ci.

 

 

Finalement, les deux musiciens de scène laissent Toxic Avenger seul, libre d’envoyer des beats encore plus saturés, pour le bonheur des spectateurs. Les stroboscopes n’en peuvent plus, nos yeux non plus, mais c’est terriblement bon! Les deux dernières pistes font sûrement parties des plus connues, le fameux featuring avec Orelsan, «N’importe comment», remixé pour l’occasion et bien loin de l’original et le fameux «Bad Girls Need Love Too», un plein de basses saturées.

 

 

On ne le répétera jamais assez, on ne vient pas à  un concert pour écouter un disque. C’est une chose que les DJs de ce style on vraisemblablement bien compris. Les stroboscopes s’agitent encore une fois sur la fin du morceau et c’est ainsi que s’achève ce concert qui avait commencé electro-rock, afin de finir sur de l’électro pur et dur !