Culture | 05.03.2012

Les infidèles Dujardin et Lellouche

Des prétendus playboys qui ne sont guère plus que des personnages ridicules voire pénibles, des losers infantiles. Voici les infidèles montrés dans ce film au casting cinq étoiles.
Le choeur des infidèles anonymes (image: lesinfideles-lefilm.com)

Au cas où les poids lourds du cinéma français Fred Cavayé, Alexandre Courtès, Michel Hazanavicius Guillaume Canet, Manu Payet et Sandrine Kiberlain ne suffiraient pas pour attirer la foule, le duo de protagonistes s’en charge. Plus, on n’aurait même pas besoin de Gilles Lellouche, car Dujardin à  bien su profiter de sa toute récente conquête des oscars avec le fameux film The Artist.

 

Dans le même temps, le film s’est doté d’autres éléments publicitaires pas si positifs. En témoigne le retrait de trois affiches suite à  des plaintes déposées par plusieurs associations féministes auprès de l’Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité en France.

 

Ces affiches peuvent, en effet, induire en erreur: on ne se trouve pas face à  une apologie de l’homo infidelicus, mais bien au contraire. Ce sont six histoires et trois petits interludes – offerts par Alexandre Courtès – à  l’humour acidement hilarant, dont l’un des meilleurs exemples est de voir la maîtresse du Petit Nicolas ayant échangé les enfants de dix ans par des trentenaires. Et pourtant, les moments les plus intenses du film n’ont rien de comique.

 

Mais cela n’empêche pas que les avis parmi la presse et les spectateurs soient partagés, d’autant plus que Les Infidèles n’hésite pas à  montrer des images effrontées et que les rôles féminins, mis à  part celui d’Alexandra Lamy, montrent des femmes assez simples.

 

C’est donc un film qui ne prétend pas être à  la hauteur des meilleurs longs métrages faits à  partir de différentes histoires. Il ne faut pas non plus y chercher des réflexions profondes en matière d’infidélité. C’est, en revanche, un bon exercice d’humour. Une hilarité si provocante qui devient, à  l’occasion, le plus pur des drames. Le plus: un Jean Dujardin dégradé au rôle de grand perdant par son collègue oscarisé, Michel Hazanavicius.