15.02.2012

Reportage grand froid

Texte de Juliette Ivanez
Le métier de journaliste, même exercé de manière semi-professionnelle, implique parfois quelques aventures. Comme être parachuté un jour d'hiver au beau milieu du Jura neuchâtelois, sous une bonne couche de neige fraiche...Une poignée de Tink-reporters posent cette semaine leurs valises à  la Chaux-de-Fonds, à  l'occasion du Colloque Francophone des Villes-Santé de l'OMS.
(photo : © Joëlle Misson)

Le Colloque de quoi ?

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) définit la santé comme « un état de complet bien-être physique, mental et social, et [qui] ne consiste pas seulement en l’absence de maladie ou d’infirmité » (source : Constitution de l’OMS). Le terme est donc pris dans un sens très large et placé dans une perspective globale de développement ; ainsi une Ville-Santé, toujours selon la définition de l’OMS, est un espace qui a pour objectif d’améliorer constamment la protection de son environnement et le bien-être de sa population. Richesse de la vie culturelle, accessibilité pour les personnes à  mobilité réduite, utilisation optimale des ressources naturelles, tous ces éléments sont pris en compte pour qualifier les Villes-Santé. Celles-ci sont regroupées au sein d’un réseau francophone, auquel la Chaux-de-Fonds appartient depuis deux ans maintenant. Lors du précédent colloque en 2010, la ville a été choisie pour organiser l’édition suivante. A 1000 mètres d’altitude, sous une incessante averse de flocons, la métropole horlogère accueille donc aujourd’hui les représentants de ses pairs autour du thème « Les temps de la ville, les temps de la vie : des espaces de vie pour les générations ».

 

Colloque, ce mot barbare

Il s’agit avant tout de réunir, pour débattre autour d’un thème commun, des personnes qui exercent des métiers complémentaires. Elus locaux, professeurs d’université, sociologues, si tous ne viennent pas des mêmes branches, ils ont en commun l’expérience du milieu sanitaire et communautaire. Autour de conférences, tables rondes et autres ateliers, l’objectif est clairement de venir partager son savoir et de s’enrichir de celui des autres. On le constate rapidement dès les premières interventions de la journée : qu’on vienne de Belgique, du Canada ou du Sénégal, les problématiques posées en matière de santé publique sont les mêmes. A charge donc d’y trouver ensemble des solutions. Penser globalement les défis pour ensuite décliner localement les réponses apportées : ou comment la réflexion collective devient plus fructueuse que l’action individuelle.

 

Reportage 4 étoiles

Pour les apprentis journalistes que nous sommes, une telle occasion ne se refuse pas. Interviews, photos, articles de fonds, portraits…le contenu rédactionnel ne vient pas à  manquer. Le frisson du terrain, la pression continue du reportage en temps réel : qu’il est bon de sortir un peu de la routine. Chaleureusement accueillis, logés et nourris (buffet de mignardises pour le dessert : testé et approuvé), nous avons pris ce matin nos quartiers dans une salle de presse à  l’écart, spacieuse et confortable. Chouchoutés par les organisateurs qui constamment s’enquièrent de notre bien-être : quelle plus agréable façon d’exercer le métier ? En matière de reportages, on a connu bien plus rude. Mais il s’agit maintenant de ne pas perdre le rythme : si le premier magazine papier commandé est paru ce matin, trois autres devront suivre d’ici vendredi. Car nous sommes bien là  pour écrire, puisque c’est ce que nous savons faire de mieux. Vous retrouverez ici nos articles rédigés tout au long du colloque, qui se déroule jusqu’à  vendredi. De la part de Camille, Joëlle, Juliette, Lena, Sophie et Valentin, bons baisers de la Chaux-de-Fonds !

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