Sport | 14.02.2012

Le «Prix de Lausanne» vu de l’intérieur

Pour un S«il novice comme le mien en ce dimanche 29 janvier 2012, premier jour du «Prix de Lausanne», concours international pour jeunes danseurs, c'est un drôle de ballet qui se met en place au rythme tout d'abord des arrivées, des inscriptions puis du début des cambrés, dégagés, grands jetés et autres positions et pas de danse.

« Le Prix de Lausanne », c’est 79 jeunes danseurs talentueux de 19 nationalités différentes, sélectionnés par vidéo parmi 226 candidats qui, durant une semaine, défendent leur place sous l’Š«il attentif d’un jury, composé cette année par neuf personnalités de la danse, tous lauréats du Prix de Lausanne.

 

Cependant, l’univers des chaussons de danse et du tutu n’est pas teinté que de rose. Les jeunes talents qui viennent au « Prix de Lausanne » sont, avant tout, des élèves appliqués et assidus qui travaillent des heures durant. Ils sont là  pour concourir et faire valoir leurs aptitudes, mais pour la plupart, c’est surtout une réelle passion pour la danse qui les a conduit jusqu’au Prix.

 

Durant ce 40ème « Prix de Lausanne », j’ai eu pour ma part l’occasion exceptionnelle de côtoyer ces jeunes concurrents tout au long de la semaine. Ce que j’ai découvert à  leur côté, c’est leur volonté affirmée, une grande humilité, de multiples personnalités et une philosophie de vie qui force le respect et l’admiration. Ils sont tout simplement brillants. Et même s’ils ne deviendront pas tous des Etoiles, ils seront certainement promis à  une belle carrière. Le « Prix de Lausanne » est un réel tremplin dans le monde de la danse, comme l’a laissé entendre ce jeune danseur de 17 ans, Carl Van Godtsenhoven, dans les coulisses du Prix: « déjà  rien que d’être ici, même sans être finaliste, c’est déjà  une grande victoire. » Pour lui le Prix de Lausanne représente « un tremplin pour l’avenir et vers le monde professionnel, j’espère…On verra. » Même ses conseils aux autres jeunes danseurs qui rêveraient de participer au Prix sont pleins d’espoir: « surtout pas abandonner, continuer à  travailler. Il y a plein de fois où ont m’a dit que je pourrais jamais y accéder parce que j’étais trop petit, en âge et en taille. Il y a un an, j’avais vingt centimètres de moins, donc là , c’est continuer et surtout rien arrêter. »

 

Beth Krasna, présidente du Prix de Lausanne, le souligne aussi: « nous pouvons réellement prétendre que nous plaçons les candidats au centre du concours et que chacun d’entre eux repart de Lausanne gagnant. » (Programme du 40ème concours international pour jeunes danseurs, 2012, « Prix de Lausanne »)

 

Fondateurs du « Prix de Lausanne » en 1973, Philippe et Elvire Braunschweig ont laissé derrière eux une magnifique création qui se renouvelle chaque année. Avec rigueur et passion, les jeunes talents sont amenés à  s’exprimer et à  développer leurs compétences à  travers ce concours exceptionnel. Mais le Prix n’oublie pas non plus qu’il brille à  travers le monde aussi grâce à  son éthique et son approche holistique de l’être: « le suivi des jeunes artistes sélectionnés passe aussi par l’assurance qu’ils terminent leur formation scolaire – la carrière professionnelle est très brève – et par l’application d’une politique de santé stricte. » L’impulsion, donnée il y a 40 ans, résiste et toujours avec autant d’énergie « la vocation du concours, qui a pris de l’ampleur dans tous les domaines, reste inchangée: en ouvrant à  de talentueux élèves de ballet âgés de 15 à  18 ans les portes des écoles et des compagnies les plus prestigieuses grâce à  des bourses d’études, leur offrir la possibilité de réaliser leur potentiel artistique et de devenir des danseuses et danseurs professionnels de haut niveau. » (Brochure « Petit Guide des variations classique », Prix de Lausanne)

 

Une expérience inoubliable, une chance unique et l’espoir de toucher d’un peu plus près encore ses rêves, voilà  comment le « Prix de Lausanne » peut en quelques mots changer une vie.

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