Culture | 27.02.2012

Black movie secoue les salles obscures

Texte de Natalia Luque
Avis à  tous les cinéphiles et curieux des arts alternatifs : sous le signe de la fin du monde, du 17 au 26 février, s'est déroulée la 13ème édition du festival cinématographique Black movie, avec un programme apocalyptique.
L'affiche de l'édition 2012 (image : www.blackmovie.ch)

Cette année, les organisateurs de ce festival novateur et décomplexé nous ont dévoilé 52 films audacieux aux genres très variés présentant sans préjugés une tout autre culture cinématographique que celle qui a coutume d’être diffusée dans nos salles. Les audacieux cinéastes qui ont envahi nos écrans viennent d’Afrique, d’Amérique latine avec une prépondérance du côté de l’Asie.  Il y a ici une réelle volonté de découvrir et de partager  des films qui auraient pu rester méconnus, tant de par leur origine que par leur contenu innovant et provocant qui sort parfois du politiquement correct.

 

Pour la soirée d’ouverture ce sont les trois drôles d’organisatrices à  la tête du Black movie qui ont démarré les festivités.  D’un ton sucré-amer en phase avec l’humour noir mais frais propre au festival, Kate Reidy nous a présenté la programmation de cette 13ème édition avec ses prix, ses jurés et ses catégories qui naviguent entre les Petits, les Tendres, les Solitaires, les Fauchés, les Aliénés, les Armés, les Rembobinés ou les Fantômes ainsi que le Petit Black movie destiné aux plus jeunes. Virginie Bercher quant à  elle, a salué le soutient des sponsors et partenaires grâce auxquels cet événement peut avoir lieu. Enfin, c’est Maria Watzlawick qui a fait passerelle avec le film du soir.

 

Pour démarrer en force, les organisatrices ont choisi « Footnote » une tragi-comédie israélienne de l’auteur et réalisateur Joseph Cedar qui met en scène la relation complexe entre un père et son fils, tout deux chercheurs scientifiques. Avec un humour fin, une mise en scène légère et entraînante, Jospeh Cedar s’immisce dans la relation de rivalité qui s’est créée entre un fils reconnu et admiré par la communauté scientifique, et son père délaissé par ce milieu dont la notoriété se résume à  une note en pied de page d’un de ses compères malgré des années de recherche. Lorsque l’heure de gloire de ce dernier arrive enfin, on apprend que le Prix d’Israël qui vient de lui être attribué était en fait destiné à  son fils. Entre quête de reconnaissance et vieilles rancŠ«urs, face à  cette erreur, la vérité pourrait donner le coup de grâce à  leur relation.

 

Dans une ambiance agitée, la soirée s’est terminée autour d’un apéro offert par la ville de Genève. Ce premier film d’une longue série a su annoncer la couleur : cette année encore, il valait mieux s’accrocher car le rythme soutenu de la programmation était décoiffant.

 

À vos écrans, bons films !