08.01.2012

Besoin de vacances !

Texte de Juliette Ivanez
Comme toujours en ce funeste mois de janvier, l'horizon de tout étudiant à  peu près normalement constitué s'arrête à  la porte de la bibliothèque. Les seules montagnes qui nous entourent étant celles formées par nos piles de notes de cours, il devient alors indispensable de se créer quelques perspectives réjouissantes d'évasion post-examens.
La Villa Thalassa, auberge de jeunesse au Cap d'Ail (photo © Matthias Strasser) Les couchsurfers à  travers le monde (image : couchsurfing.org)

 

Conformément aux idées reçues, l’argent est, pour l’étudiant de base, une denrée en voie de disparition ; ce phénomène s’accentuant gravement au lendemain de Noël, car l’étudiant est un être généreux qui n’a pas regardé à  la dépense pour gâter ses proches. Mais dans cette fatalité, et contrairement aux précitées idées reçues, «vacances» n’est pas forcément synonyme de «déficit budgétaire/coquillettes à  tous les repas» : des solutions existent pour s’offrir une petite escapade sans se ruiner, une fois venue la libération du dernier examen.

 

Côté transport, le réflexe low-cost relativise grandement les distances : Easyjet nous ouvre les portes de l’Europe, à  des prix souvent plus attractifs que le train. A  titre d’exemple, un aller-retour sur la Côte d’Azur entre le 23 et le 27 février revient à  45.- (sans bagages en soute). Et pour ceux que le soleil fait moyennement fantasmer, Londres et Budapest sont accessibles à  partir de 60.- et 90.- respectivement l’aller-retour. Qui dit compagnie low-cost dit frais additionnels : le règlement par carte bancaire via le site internet est facturé jusqu’à  26.- selon le type de carte utilisée. Pour les amateurs du rail, le célèbre pass Interrail reste une solution relativement économique pour sillonner le continent : il est utilisable dans 30 pays d’Europe (sauf le pays de résidence) et décliné dans différentes versions suivant la durée du voyage planifié. Par exemple, un Global Pass coûte 215.- (175€) et permet de choisir 10 « jours de voyage » (pas forcément consécutifs) sur une période totale de 20 jours. Le principe : durant un « jour de voyage », le détenteur du pass peut emprunter autant de trains qu’il le souhaite.

 

Pour les plus téméraires, l’occasion est rêvée pour s’aventurer au-delà  des frontières du canton de Vaud et même pourquoi pas, dans un moment d’inconscience, traverser le Röstigraben ! La meilleure solution reste alors de guetter les fameux billets de train dégriffés mis en vente périodiquement par les CFF. En faisant preuve de flexibilité, car ces tarifs préférentiels ne sont pas disponibles sur tous les trains, il est possible de se dégoter un aller-retour pour Berne à  40.-. Ne comptez pas y admirer les ours : intermittentes incarnations de la ville, ils hibernent tranquillement jusqu’au printemps. Mais à  deux heures de trajet de Genève seulement, il suffira d’une journée pour tomber définitivement sous le charme de la capitale ; et rien n’empêche d’y rester plus longtemps…

 

Et l’hébergement ? Sachez que des milliers de personnes à  travers le monde sont toutes disposées à  vous accueillir gracieusement pour une nuit ou deux…sur leur canapé. C’est en quelques mots le principe du «couchsurfing» (littéralement « surf sur canapé »), expérience absolument réservée aux personnes avides de rencontres extraordinaires. Comment ça marche ? Il suffit d’ouvrir un compte sur le site internet, et d’envoyer ensuite des demandes d’hébergement en précisant ses dates de voyage aux profils d’utilisateurs qui auront retenu votre attention. Quelques conseils pour optimiser ses chances de recevoir des réponses positives : soigner le remplissage de son profil (si votre hôte est prêt à  accueillir un quasi-étranger dans son salon, il est tout de même important qu’il puisse vous cerner un minimum), et ne pas hésiter à  y joindre quelques photos ; éplucher soigneusement le profil de votre interlocuteur afin de personnaliser au maximum la demande d’hébergement et attirer l’attention sur votre cas  (les demandes standardisées envoyées à  la chaine font assez mauvais effet). Le site étant équipé de tout un tas d’indicateurs permettant d’évaluer la fiabilité des hôtes, le risque de faire de mauvaises rencontres est limité ; tandis que la probabilité de vivre une expérience hors du commun grimpe ! Echange, convivialité et ouverture d’esprit étant les maitres mots, il est aussi de bon ton, une fois le système testé et approuvé, de devenir à  son tour hôte et d’accueillir selon ses possibilités les couchsurfers du monde entier.

 

Si l’idée de partager l’intimité du foyer d’un inconnu reste rebutante, les plus de 4000 auberges de jeunesse disséminées à  travers le monde conviennent généralement à  toutes les bourses. A noter que dans certains pays, en Suisse et en France notamment, il est indispensable pour pouvoir réserver un lit d’acquérir au préalable une carte de membre de la Fédération Internationale des Auberges de Jeunesse (33.- ou 7€). Toutes les structures de type auberge n’étant pas affiliées au réseau Hostelling International, il peut être intéressant de rechercher sur votre lieu de destination les associations proposant le même type d’hébergement. Mention spéciale toutes catégories confondues à  la Villa Thalassa, petit paradis suspendu à  la côte sauvage entre Nice et Monaco. A 5 minutes de la gare de Cap d’Ail et pour 25.- (20€) la nuit en chambre collective avec petit-déjeuner, que demander de plus ? Il ne reste qu’à  profiter de la terrasse vue mer et de la petite plage azur qui se cache derrière le cap. Dans une ambiance chaleureuse et internationale, Paolo accueille depuis plus de 20 ans les jeunes à  bras ouverts. Un eden dont on ne se lasse pas…Bonnes vacances !

 

 

Quelques liens utiles :

www.easyjet.com

www.interrailnet.com

www.cff.ch/abonnements-et-billets/billets-suisse/billets-degriffes.html (Billets dégriffés CFF)

www.couchsurfing.org

www.hihostels.com (Fédération Internationale des Auberges de Jeunesse)

www.clajsud.fr/vacances_cap_d-ail.a2.fr.html (Villa Thalassa)

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