Culture | 13.11.2011

Archive au Metropop

Jeudi soir a débuté le festival Metropop avec Moriarty et surtout Archive accompagné de l'orchestre de chambre de Lausanne. Retour sur un concert d'Archive qui promettait d'être magique. Et pourtant...
Archive et l'OCL au Metropop Dave Pen, chanteur aux poses plutôt sympathiques Pollard Berrier, chanteur aux poses de rockstars lui aussi. Photos: © Camille Spühler

La soirée commence avec le groupe français Moriarty ; salle peu remplie, un public qui écoute distraitement…il faut dire que la plupart des gens sont déjà  là  pour le concert suivant et tant attendu : Archive ! Alors que des acheteurs malheureux essaient de revendre leurs billets de vendredi et samedi, les billets pour jeudi, eux, ont été gardés précieusement et jalousement, pas moyen de rentrer à  la dernière minute. Hors de question de rater cette association magnifique que proposent le groupe anglais Archive et l’orchestre de chambre de Lausanne (OCL).

 

Le concert commence à  22 heures, finit à  minuit. Deux heures de concert, que de joie ! Mais ça n’a cependant pas été tout rose. Jouer en collaboration avec un orchestre c’est bien beau mais encore faut-il qu’il ait l’occasion de jouer et qu’il soit entendu. Sur les 120 minutes qu’a duré le concert, l’orchestre a joué, soyons généreux, une demi-heure !? Et semblait presque silencieux ; nos chères oreilles en ont peu profité. Par contre, lorsqu’il était entendu, un seul mot venait à  l’esprit : fabuleux. Et indéfinissable, car si profond.

 

Pendant que le groupe s’amuse sur scène, les musiciens de l’orchestre bavardent, rient, font la moue car ils s’ennuient, tapotent en rythme sur leurs violoncelles ou alors regardent, tout simplement, en attendant désespérément de pouvoir utiliser leurs instruments. Caché derrière une barrière en verre, tout petit et à  peine visible derrière le groupe, l’OCL paraît bien moindre devant cette énorme foule.

 

Les trois premiers quarts d’heure du concert ne sont pas bien folichons pour le groupe anglais non plus. Un peu stoïques, ne bougeant pas trop, les regarder est presque ennuyant. J’avoue, j’ai regardé ma montre car je trouvais le temps long. Mais force m’a été de constater que je n’avais absolument pas vu le temps passer et que ce moment d’ennui n’avait pas duré si longtemps que cela.

 

Après ce moment un peu mou, nos chers anglais ont l’air de se réveiller. Pollard Berrier, guitariste et chanteur du groupe, qui se trémousse, danse et se balade sur scène, Dave Pen, également chanteur et guitariste, qui se promène, prend des poses de rockstar et gigote dans tous les sens, ça donne évidemment envie de bouger soi-même. Et c’est tout de même sympa à  voir. Parmi les morceaux les plus connus, nous avons pu entendre Sane, Finding it so hard ou encore Fuck U. Et deux inédits qui feront partie de leur prochain album.

 

Alors qu’avait été annoncé un concert d’Archive avec l’OCL, cela aura été un concert d’Archive avec un orchestre derrière faisant office de figuration. Mais un très beau concert quand même.