Culture | 28.11.2011

14ème nuit du court métrage

Pour le plus grand bonheur des cinéphiles, la nuit du court a encore frappé dans les villes de Suisse romande. Et cette 14ème édition a achevé son voyage itinérant ce vendredi 25 novembre à  Lausanne. Une manifestation cinématographique promouvant des films helvétiques et internationaux tout au long de cette nuit de folie.
La 14ème nuit du court (image: http://nuitducourt.ch/2011)

 

En guise d’ouverture, le programme commence avec la Fondation Vaudoise pour le Cinéma, qui nous présente quelques-unes de ses perles. Des films sombres et à  l’humour décalé, des images saisissantes et des histoires qui laissent perplexe, comme une montée en crescendo qui met le public en appétit pour la suite du programme.

 

La séance continue avec « Univers parallèles ». Une lente descente dans des mondes improbables, distordus et décalés. Un plongeon dans un univers où se mêlent poésie, silence, incongruité, perplexité…Bref, un univers qui nous semble très lointain, mais qui, au final, ne nous est pas si éloigné.

 

Un début de soirée alors plutôt mélancolique, mais largement rehaussé par les notes festives et humoristiques proposées par « Chabada…Le chat dans ses états animés ». Hommage au félin, la mascotte incontournable de la nuit du court, qui a droit à  son heure de gloire. Un programme réalisé en collaboration avec le Festival international du film d’animation « Animatou » de Genève. Qui certes nous propose l’éternelle histoire du chat qui court après les souris, mais avec 5 techniques différentes! Dessin, peinture, sable, pâte à  modeler et enfin informatique…Sale temps pour les souris poursuivies au gré des prouesses technologiques!

 

Minuit sonne et loin des chats et souris, le programme continue avec « Absurdum Delirium », où comme on peut l’imaginer, il flotte dans l’air un arôme d’étrangeté et de bizarrerie. Des mondes qui nous ressemblent mais où subsistent trop de notes décalées, une atmosphère suintante d’anomalies. Des films nous plongeant entre rêve et réalité, dans un monde que l’on pourrait palper mais qui bascule à  tout moment, pour devenir grotesque, voire dramatique.

 

Et pour quitter un peu cette ambiance frôlant l’aberration et poursuivre sur l’humour et la poésie, quelques courts-métrages animés avec la séquence « Whi I do love animation ». Rien de mieux pour poursuivre cette nuit, il est 2h du matin et les salles se vident gentiment. Ne restent alors que les mordus du court métrage. Et quel délice avec ces 10 nouveaux courts dans cette programmation d’animation. Coup de cŠ«ur pour « La révolution des crabes », la triste fatalité de ces bestioles de la Gironde qui ne peuvent jamais changer de direction, condamnées à  marcher en une ligne droite. Ainsi qu’un surprenant « One D ». A l’écran? Rien de plus que des lignes verticales et horizontales. Perplexe? Oui c’est certain! Bienvenue dans le monde à  une dimension pour une poignée de minutes. Simple, mais diablement efficace.

 

Et pour clore cette belle manifestation cinématographique, un peu d’humour croustillant et grinçant aux alentours de 3h du matin. Là , c’est certain, les addicts cinéphiles se comptent sur les doigts de la main! Mais pas le temps de bailler, l’heure est aux contes rocambolesques. L’histoire de madame l’huile Méroll, pour enchaîner avec l’épopée de la tomate et enfin terminer sur une question ô combien existentielle, trame de cet ultime court et qui clôt cette 14ème édition de la nuit du court métrage: « C’est combien trop? »

 

Alors, à  n’en pas douter, rendez-vous l’année prochaine!

 

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