29.10.2011

«L’énergie c’est la jeunesse»

Texte de Joëlle Misson
Sylvain Nicolier a bientôt 29 ans et il est le responsable de la communication fraîchement débarqué au sein du groupe euforia.
"J'ai envie que les gens se bougent en Suisse." (photo © Joëlle Misson)

«On est une équipe toute nouvelle. Sur cinq salariés, quatre viennent de débarquer, dont moi. Ca faisait déjà  un mois ou deux que les autres bossaient mais moi, je suis tout neuf». Tout neuf, il ne l’est qu’au sein de l’équipe euforia, car Sylvain a déjà  une sacrée expérience dans le domaine; «Je réalise des événements depuis huit ans. Je suis le président et le créateur du championnat de feuille-caillou-ciseau et de l’association areriroru» et malgré la trentaine qui approche dangereusement, travailler avec des jeunes, c’est ce qui le branche. «Je crois tellement que les jeunes doivent se démarquer, créer des projets. J’ai envie que les gens se bougent en Suisse».

 

Ce boulot au sein de la communication plaît à  Sylvain car il est varié et touche à  différents domaines tels que la vidéo, le son ou encore le flyering. Mais cela demande également beaucoup d’énergie lorsqu’il faut sans cesse répéter ce qu’est imp!act et motiver les gens. «On a passé deux semaines à  faire les principales universités de Suisse et c’était quand même usant, mais nous étions une bonne équipe».

 

Croire seulement

Médiamaticien de métier, il suit maintenant une formation d’animateur socio-culturel. Avec ce côté lié à  l’engagement social, il a trouvé chez euforia «un truc idéal». Sa motivation, c’est d’y croire, et peu importe si le salaire ne suit pas. Convaincu que l’on peut agir concrètement, il croit qu’en s’engageant, les jeunes pourront changer la société de manière plus juste et égale. La devise d’euforia? «Agir localement pour un impact global». L’association possède également quelques stagiaires chanceux; «On les pousse à  prendre des initiatives et des responsabilités. Ils font le même boulot que les professionnels et sont de ce fait très bien intégrés». Le but après Imp!act, c’est que les projets des jeunes se concrétisent et puissent être facteurs de changement. «Je ne crois pas en les politiciens. L’énergie c’est la jeunesse.»

 

Step Into Action, autre projet initié par euforia vise à  «sensibiliser les jeunes à  certaines problématiques et leur donner la possibilité de s’engager». La particularité de ce programme est qu’il est destiné aux écoles. Dans la continuité d’Imp!act 2011, le ChangeMakers Network sera lancé et annoncé dimanche. Grâce à  ce réseau, tous les participants pourront rester en contact, des formations et ateliers leur seront proposés selon leurs besoins. «L’idée est de les booster dans leurs projets et de mettre des gens à  disposition s’ils ont des questions».

 

Pour lui, notre société riche et croyant tout savoir, perd beaucoup de petites choses simples. Il rêve d’un monde égal où les richesses n’existeraient plus. «Je rachèterais le monde, j’abolirais l’argent dans le monde entier et je décréterais tout gratuit. C’est facile en fait, non?».