Culture | 13.09.2011

Tohu Bohu 2011

Le petit festival a beaucoup changé entre deux éditions, mais le plaisir d'y aller demeure.
La chanteuse de Vouipe Vouipe Honey for Petzi Ambiance durant Goose Goose. Photos: © Valentin Berclaz

Tohu-Bohu

C’est dans le petit village de Veyras, surplombant Sierre (VS), que le festival prend place chaque année. Le tout se déroule sur deux soirs qui proposent, généralement, deux styles de musiques différents. Cette année, le vendredi est très rock et le samedi plutôt mélangé entre rock et électro. Chaque soir, un groupe de reggae ponctue la soirée.

 

Un samedi électro et rock

Le tout débute avec du rock psychédélique grâce à  Melian. Il cède sa place à  deux groupes du bas-valais : Tonight with your Mom et Vouipe. La fraîcheur de la jeunesse locale plaît au public. La musique électronique commence progressivement avec Vouipe qui teinte tout de même le tout d’une note rockeuse. Ce groupe a été découvert au Montreux Jazz Festival en 2010 et ne cesse de jouer dans les festivals. On pourra d’ailleurs les retrouver au Zikamart à  Fully cette semaine.

 

La soirée se poursuit avec les lausannois de Honey For Petzi qui nous replongent dans des influences pop-rock après cinq années de silence, et auront même droit à  un rappel. Tiken Jah Fakoly prend le relais, mais seule une certaine partie du public s’intéresse aux tonalités reggae tandis que les autres en profitent pour faire un break. La petite scène accueille ensuite le trio Sumo qui propose de l’électro influencée par du funk et de la soul. C’est à  ce moment que le public commence réellement à  se déchaîner, dansant et s’entassant au plus près de la scène.

 

Mais c’est à  l’arrivée de Goose qu’un mouvement de foule se fait ressentir. L’avant de la grande scène se remplit en quelques secondes et certains jeunes font même des bulles de savon, complétant l’ambiance spéciale, voire délirante qu’on distingue durant tout le concert.

 

Bilan positif

Après les problèmes extérieurs survenus l’année dernière, qui avaient envoyé quatre personne à  l’hôpital après une violente bagarre, le Tohu-Bohu maintient son niveau et place toujours la barre très haut. Le prix, quant à  lui, est sensiblement différent, atteignant la somme de 38.- CHF par soir. On y retrouve malgré tout toujours cette ambiance familiale du fait que le Tohu-Bohu ressemble plus à  une réunion des jeunes du district qu’à  un festival traditionnel.