29.08.2011

« Etre trempe »

La semaine dernière à  Lausanne, plus d'une personne s'est retrouvée noyée dans sa sueur à  cause de la chaleur étouffante qu'il a fait. En bref, la population s'est vue contrainte d'aller faire trempette à  la piscine ou de se retrouver avec les habits trempes de transpiration.
Photo: © Céline Lüscher

Trempe, voici une expression suisse romande, et pourtant presque personne ne s’en doute. Certains diraient «je suis trempé», d’autres «je suis trempe». Mais c’est bien trempe que nous voulons étudier. Cet adjectif est entré dans le langage sans que personne ne s’aperçoive que ce mot ne se trouve pas dans le Larousse. Ou en tout cas, pas avec la définition que nous lui connaissons, nous Suisses Romands. En «bon» français, la trempe est la fermeté morale ou bien une manière spéciale de refroidir certains métaux. Mais tout cela ne nous intéresse point. Ce qui nous intéresse est la version «mauvais français», qui vient du français populaire.

 

Ce mot est un adjectif qui vient du verbe tremper, mais n’est, contrairement à  la plupart des mots de nos contrées, pas utilisé qu’en Suisse. C’est un mot que l’on pourra entendre au Canada, en Louisiane et en Afrique du Nord, en France provenciale, dans les patois du nord de la Bretagne, du Nivernais, de la Bourgogne et de la Franche-Comté, selon le dictionnaire suisse romand. Trempe n’est donc pas un mot exclusivement réservé à  la langue suisse romande, mais il vous sera toujours utile de savoir que vous pouvez aller étaler votre culture en Bretagne, en disant que vous êtes trempe à  cause de la pluie, ou en Afrique du Nord, où vous serez trempe de transpiration.

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