Culture | 07.08.2011

ElectrOz’Arènes

Texte de Clara Skupien
Dimanche 31 juillet, les arènes d'Avenches se sont transformées en gigantesque dancefloor. Reportage.
Photos : Alissa Csonka et Clara Skupien

 

Rock Oz’Arènes n’est pas un festival comme les autres. Peut-être en premier lieu par son infrastructure : ce n’est pas tous les jours que de grands artistes du rock ou de l’électro ont l’occasion de se produire dans une arène romaine. Ensuite, la programmation est très particulière, souvent, les plus incroyables joueurs de rock y côtoient des groupes régionaux autrement plus modestes, pour le bonheur des festivaliers, qui sont probablement ceux qui font vraiment du « Rock Oz’ » un événement hors du commun. Grâce à  eux, ce petit festival presque familial devient synonyme de bonne humeur et de détente. Ce dimanche 31 juillet, pourquoi sont-ils venus ? Tout d’abord, évidemment, pour les têtes d’affiche, Tiësto surtout et également le Français Bob Sinclar. Mais le « contexte de l’événement, si particulier avec les arènes » y est aussi pour beaucoup, confie avec un grand sourire une festivalière avertie – chapeau de paille et lunettes de soleil sur la tête. « Ça change, c’est vraiment génial » résume efficacement une autre.

 

La soirée répond-elle aux attentes des quelque 8000 personnes présentes ? Les réponses sont unanimes : si Bob Sinclar en a déçu certains par son manque d’implication sur scène et son concert « un peu machinal, blasé », la performance du très souriant Tiësto a remporté un immense succès. Il est vrai que le Hollandais, en plus d’être incroyablement doué, paraît très sympathique. Une impression confirmée en coulisses, entre le jacuzzi et le bar, où l’on a pu assister juste avant qu’il monte sur scène à  un échange détendu entre lui et Bob Sinclar. Les deux artistes se connaissent, et connaissent aussi leur métier qu’ils maîtrisent parfaitement. Un peu trop peut-être pour le Français qui, de près, paraît fatigué et légèrement désabusé alors que Tiësto semble ressentir un plaisir immuable à  enchaîner les concerts dont la qualité ne faiblit jamais.

 

Finalement, indépendamment des diverses performances des artistes (je ne parlerai pas de Quentin Mosimann qui est visiblement passé de « chanteur » à  quelque chose qui est censé ressembler à  « DJ »), chacun – y compris Bob Sinclar – s’accorde à  trouver un côté original et décalé au Rock Oz’Arènes, pour le plus grand bonheur de tous.

 

Si les Romains avaient pu imaginer cela…

 

Un Grand merci à  Valentin Py pour sa précieuse contribution !