Culture | 05.07.2011

Montreux Jazz Festival : rock’n roll and funk!

Texte de Sophie Koerfer
Lundi soir, le rock était à  l'honneur au Montreux Jazz Festival : l'américaine Taylor Momsen, The Pretty Reckless, Sandra Nasic, leader du groupe « Guano Apes » au Miles Davis Hall. Chaud chaud ! Un peu plus calme mais tout aussi envoûtant - si ce n'est plus - George Benson a ensorcelé hier le public à  l'Auditorium Stravinski.
Taylor Momsen du groupe The Pretty Reckless George Benson Guano Apes Photos: © Daniel Balmat

Lundi soir, un temps doux, les badauds et les festivaliers arpentent le Quai à  la recherche de quelque trouvaille culinaire ou musicale, trempent les pieds dans l’eau pour se rafraîchir un peu. C’est que la température va encore monter ! Au programme, trois chanteuses décidément rock vont décliner le genre de long et en large – sensuelles, provocantes ou captivantes – rien ne manque pour une soirée explosive au Miles Davis Hall. Tandis qu’à  l’Auditorium Stravinski, George Benson ne manque pas de charme et funkiness pour entraîner une salle pleine à  craquer sur des rythmes funky, soul et rafraîchissants.

 

La petite barbie

Juchée sur des bottes à  talons vertigineux, la lionne Taylor Momsen ouvre le bal à  8 heures et demi, devant une salle pas très remplie, mais dont le public constitué essentiellement d’ados ne manque pas de l’aduler et de mettre la salle en feu. Belle plante, les jambes infinies et perchée sur ses bottes motardes, Taylor Momsen est la starlette du groupe The Pretty Reckless.

 

Née en 1993 dans le Missouri, elle est d’abord mannequin avant de lancer son propre groupe avec trois mâles à  bonne carrure. Marque du groupe ? Taylor Momsen évidemment, du rock bien calibré avec un trio guitare – basse – drum, et surtout de la provocation et une lascivité quasi sexuelle…

 

En effet, elle ne manquera pas d’interpeller la salle et de demander aux filles de laisser tomber le haut et de venir danser sur scène en soutien-gorge, ce qu’une vingtaine d’entre elles feront, ravies de l’occasion. Et à  la jolie mademoiselle de mimer très suggestivement l’acte avec le pied de son micro. On vous dit, pretty reckless !

 

Le King du jazz et du funk

Devant un Auditorium Stravinski plein à  craquer, où les dernières places étaient difficiles à  trouver et où la moyenne d’âge était un peu plus élevée que le concert des Pretty Reckless précédent, George Benson a fait hommage à  son talent et a su ravir le public.

 

De sa voie chaude, il chante l’incontournable Breezin’, accompagné de l’orchestre « Live Breezin’ – recreating the moment » et le public en redemande et en redemande. Né en 1943 en Pennsylvanie, George Benson ne fait pas son âge et même dans l’orchestre, deux jeunes femmes n’en ont pas cru leurs yeux lorsqu’elles ont appris qu’il avait 68 ans. « Je croyais qu’il avait autour des 43 ans » confie une violoniste plus tard dans le train pour Lausanne.

 

George Benson a su donner un message d’amour, de confiance et surtout : on n’est jamais trop âgé pour faire de la musique, et de la bonne en plus !

 

La bête de scène

C’est vers 23 heures et demies que Sandra Nasic apparaît avec son groupe sur scène – une scène bien plus remplie et dont il semblerait que beaucoup n’aient attendu que ce concert. Sandra Nasic apparaît en simples bottes noires et t-shirt blanc et en est d’autant plus sexy. Dès la première chanson, avec Sunday Love du nouveau album Bel Air, elle sait captiver et tenir en haleine son public: pied au plancher, du rock à  l’état pur, la salle s’embrase lorsqu’elle chante Open your eyes et ne va retomber qu’à  la fin en un état semi-conscient.

 

Alors que Taylor Momsen avait demandé aux filles de se dévêtir, cette fois c’est les hommes qui devront laisser tomber la chemise. Quelques ovnis atterrissent sur scène, et la belle s’en sert comme lasso, la voix sensuelle et un petit sourire en coin. Montreux Jazz rocks !