Sport | 14.07.2011

La Gymnaestrada de feu et de glace

Une ambiance polaire a envahi Malley mercredi pour la soirée dite « nordique ». Après les spectacles des grosses nations de la gymnastique comme la Suisse, l'Allemagne ou la France, ce sont plusieurs pays qui se sont alliés pour offrir au public des démonstrations tout en poésie et légèreté.
Photo: © Philipp Meier © Benoit Sierro

 

La Suisse a une très grande tradition dans l’exercice des agrès. Lundi, tout le monde avait été impressionné par la diversité et la qualité des exercices. Le Danemark, la Finlande, l’Irlande, la Norvège et la Suède quant à  eux, ont mis l’accent sur la gym – danse, un aspect un peu plus « soft » de la gymnastique, ce qui a eu pour effet de faire planer une ambiance de douceur sur la patinoire de Malley.

 

Mais ce sont des lutins farceurs tout droit sortis des forêts du Nord qui ont ouvert le bal avec des figures acrobatiques un peu lourdes au début. Leur démarche pataude a excusé quelques erreurs bien vite effacées par des sauts au trampoline de toute beauté.

 

Sans tapis ni aucune protection les Néerlandais ont joué au Yamakasi, ces fous d’acrobaties urbaines. Sans élan et à  même le sol ils effectuent des flips et des saltos époustouflants avant de céder leur place à  une jeune fille ressemblant traits pour traits à  la Sorcière Blanche de Narnia, la méchanceté en moins. Des dizaines de jeunes têtes blondes dansent autour d’elle alors que des hommes évoluent sur des rollers.

 

C’est alors que trois gigantesques matelas de 30 mètres de long chacun débarquent, portés par une centaine d’elfes tout de vert vêtus, quelques gymnastes dansant dessus. Assister à  trente sauts périlleux à  la fois est tout simplement impressionnant. Ils sont une centaine à  se relayer au petit trampoline, certains s’envolant à  plusieurs mètres au dessus du sol, enchainant des figures absolument folles.

 

Les quatre éléments ont été le fil rouge de cette soirée. La glace tout d’abord, avec qui certains pays cohabitent continuellement, mais aussi la terre que des chorégraphies ont animée. L’air, symbolisé par toutes ces figures artistiques interminables qui donnaient l’impression que jamais les gymnastes n’allaient atterrir. Et pour le dernier élément, rien de plus compliqué que de faire venir des cracheurs de feu qui encerclaient les acrobates pendant un de leur numéro.

 

Pendant que le public de Malley se régalait, la halle Odyssée vivait un moment inquiétant En effet, le spectacle s’est arrêté après la chute d’une gymnaste du groupe PAGU (Pan-American Gymnastic Union : Argentine, Brésil, Canada, Chili, Guatemala, Honduras, Mexique, Trinidad et Tobago, USA et Vénézuela). La salle plongée dans le noir en a inquiété plus d’un mais par chance, la gymnaste n’a pas eu à  se rendre à  l’hôpital et a pu rentrer au centre d’hébergement.

 

Un incident qui rappelle que les spectacles si majestueux et impressionnant soient-ils comportent des risques et sont effectués par des passionnés, non pas par des professionnels. Ce qui leur donnent encore plus de valeurs.

 

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