Sport | 01.07.2011

Athletissima

Texte de Frédérique Danniau | Photos de eurosport.fr
Jeudi soir au stade de la Pontaise a eu lieu Athletissima, une des quatorze étapes incontournables pour les athlètes qui participent à  la Diamond League. Petit historique de cette compétition et récapitulatif de cette soirée pleine de surprises
Photo: eurosport.fr

Athletissima est né en 1976 lors de l’inauguration du stade Pierre-de-Coubertin. Le club d’athlétisme de la ville, présidé par Jacky Delapierre, encore actuellement directeur de la rencontre, désire organiser un meeting pour marquer l’événement. On décide d’engager les « grands » du moment : des champions olympiques comme John Walker (1500m), Mac Wilkins (lancer du disque) et bien d’autres. Un plateau exceptionnel et un public enjoué poussent les organisateurs à  réitérer l’événement et les athlètes à  revenir l’année suivante. En 1986, Athletissima migre vers le stade de la Pontaise et rejoint le « Grand Prix », puis la Diamond League en 2010.

 

La Diamond League est organisée par la Fédération internationale d’associations d’athlétisme et regroupe quatorze meetings à  travers le monde. Chacune des seize épreuves décernent des points aux meilleurs performeurs. Détail amusant, celui ayant cumulé le plus de point reçoit en guise de récompense un diamant de quatre carats. Dès le début, cette rencontre a donné lieu à  un spectacle de qualité, et s’est développée chaque année un peu plus. Aujourd’hui ce sont plus de 300 athlètes qui s’affrontent, 600 bénévoles sont présents et le budget de 1977 a connu une progression de 3900% !

 

Ce jeudi 30 juin, certaines disciplines ont marqué les esprits plus que d’autres. La première, et non des moindres, a été le relais 4x100m féminin remporté par les Allemandes, nation de référence pour les concurrentes. Les Suissesses leur ont pourtant volé la vedette en finissant deuxième, pulvérisant le record de Suisse vieux de 32 ans et se qualifiant ainsi pour les prochains championnats du monde. Jamais dans cette disicpline la Suisse n’avait été qualifiée pour une compétition majeure. « Le public y est pour beaucoup dans cette performance, commente l’entraineur de l’équipe. Les gens s’identifient à  une équipe suisse, même s’ils ne la connaissent pas vraiment. » Pour la deuxième course avec cette formation, Mujinga Kambundji, Jacqueline Gasser, Clélia Reuse et Lea Sprunger ont un avenir prometteur devant elles et se réjouissent déjà  de courir, chez elles, aux championnats d’Europe en 2014 à  Zürich.

 

La discipline phare des 100m masculin a été disputé dans une ambiance folle – malgré l’absence d’Usain Bolt et de Tyson Gay – où Asafa Powell, qui courait pour la deuxième fois de la saison, a inscrit la meilleure performance de l’année avec un chrono de 9’78 ». « Les conditions n’étaient pas parfaites, témoigne-t-il, C’était malgré tout une bonne course, tout ce qui s’approche des 9’80 » est un temps vraiment satisfaisant. » Powell a devancé d’un dixième son compatriote Michael Frater, suivi du désormais sérieux concurrent français Christophe Lemaitre qui a égalisé le record de France. Pour animer les cérémonies protocolaires, un applaudimètre a été mis en place. Powell a « gagné une seconde fois » avec un score de 100% mais le public a fait sentir à  Lemaitre et ses 96% qu’il courait « presque » sur ses terres.

 

C’est à  la lumière des milliers de petites lampes électriques distribuées à  l’entrée que le très attendu feu d’artifice a conclu de la plus belle manière qui soit une rencontre absolument fabuleuse. Le formidable entrain de Jacky Delapierre, l’organisation minutieuse et l’enthousiasme du public ont une nouvelle fois su donner un caractère unique à  Athletissima. Et c’est avec un enthousiasme débordant que nous vous donnons rendez-vous le 23 août 2012 pour la prochaine édition.