Culture | 28.06.2011

The Rambling Wheels au Sismics

The Rambling Wheels, le groupe suisse déjanté de rock'n'roll, nous fait l'honneur de venir au Sismics festival pour un concert plein d'énergie. Leur nouvel album, dans les bacs depuis le 25 février, « The 300'000 cats of Bubastis », saura-t-il convaincre autant en live qu'en studio ?
The Rambling Wheels

Un clavier, un nouveau membre, un nouveau style ?

L’ajout d’un clavier dans la formation n’est pas sans conséquence. Plutôt que de jouer uniquement sur ce nouvel atout, les Rambling Wheels savent excellemment bien l’intégrer à  leur groupe. Ils gardent un style tout à  fait rock’n’roll indie très british, mais y ajoutent maintenant une touche rétro, eighties. La basse est toujours aussi puissante, profonde parfois, mais surtout rythmée. Quelques slap funky se sont même faits entendre. La guitare, énergique au possible, ronronne et crie quand il faut. Elle soutient le tout la plupart du temps mais n’hésite pas à  se mettre sur le devant de la scène. La batterie, quoique discrète en studio, délivre toute sa puissance en concert. En conclusion, l’ajout de ce clavier aux sonorités eighties ne dénature en rien le groupe, il le bonifie.

 

La maturité atteinte

Les compositions des premiers albums, que l’on pourrait qualifier parfois d’un peu simplistes, ont bien évolués sur leur dernier album. Et ce n’est pas pour nous déplaire. L’ensemble est d’une cohérence irréprochable, néanmoins aucun des morceaux ne ressemble à  un autre.

 

Un second regard sur l’album

Tout d’abord au niveau visuel, leur logo lumineux, entre deux beaux triangles de couleur violette, est bien visible. Le concert a duré un peu plus d’une heure et demie sans faiblir un seul instant. Communiquant avec le public, l’incitant à  danser et même à  s’accroupir durant un morceau, les Rambling Wheels nous montrent qu’un concert, ce n’est pas que de la musique, c’est tout ce qu’il y a autour aussi. Petit moment d’émotion, « Hijack An Aeroplane », le morceau le plus doux de l’album a fait sortir de nombreux briquets des poches des spectateurs. Ce morceau a été judicieusement placé dans la playlist, trois-quatre minutes de calme avant de repartir de plus belle. A nouveau l’ambiance est bon enfant, on danse, on rigole et surtout on apprécie ce rock qui visiblement plait à  tous. La batterie aura eu son heure de gloire durant un fulgurant solo, cigarette dans la bouche s’il vous plait. S’il y a un bien un point sur lequel tout le monde se mettra d’accord, c’est leur présence vivante sur scène et leur capacité à  captiver le public au plus haut point !

 

Vivement le 4ème album !

Leurs albums se bonifiant, ce qui est relativement rare pour ce genre de groupe où le premier ou deuxième reste souvent le favori des fans, cela n’annonce que du bon pour la suite et pour les prochains concerts. Les Rambling Wheels nous délivrent du bon, très bon rock british teinté d’une touche rétro qui parait être une évidence dans leur évolution. La renommée de leurs prestations scéniques n’est plus à  démontrer : déjantés comme il faut sans pour autant gâcher leur musique, se donnant au maximum en restant drôles, on ne leur demande rien d’autre car c’est déjà  beaucoup !