Culture | 21.06.2011

The Hillbilly Moon Explosion

Le groupe de rockabilly « The Hillbilly Moon Explosion » est en tournée principalement en France et en Suisse pour promouvoir son nouvel album « Buy Beg or Steal ». C'est au Sismics qu'ils ont décidé de s'arrêter ce vendredi pour nous offrir un concert de très bonne facture.
The Hillbilly Moon Explosion: un groupe qui explose! Photos: Valentin Berclaz

Buy Beg or Steal

« Buy Beg or Steal » est un titre que l’on pourrait traduire par « Achète Mendie ou Vole ». Le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils ne nous ont pas volés. La playlist est des plus cohérente, l’équipe de Duncan, Emanuela, Luke the Puke et Olivier nous montre ici leur talent, jouant du bon vieux rockabilly tout en gardant une touche contemporaine. C’est d’ailleurs sûrement ce qui fait  leur force, une énergie éclatante, un look et une musique « old school » mais sachant faire danser n’importe quel spectateur un peu trop statique.

 

Pas besoin d’un leader !

A l’arrivée du groupe sur scène, on a tendance à  penser immédiatement que le/la chanteur/teuse sera le/la leader du groupe. Ici, que nenni ! Tous les membres ont une personnalité et quelque chose à  offrir. Emanuela, la chanteuse, n’hésite pas à  danser et à  prendre elle aussi une guitare pour jouer quelques riffs endiablés. Hasard ou travail, sa voix sonne sixties et ce n’est pas pour nous déplaire. Duncan, guitariste du groupe revisite les morceaux de l’album en improvisant quelques solos. Chacune des musiques jouées (ou presque) inclue un solo très rock’n’roll, presque surf rock dans certains cas. Toujours souriant, il en met plein les oreilles et sans fausse note, merci ! Olivier le contrebassiste est le plus bavard. Il invite la foule à  frapper des mains (ce que le public fait avec grand plaisir), à  crier « Rock’N’Roll » de toutes ses tripes. Il joue de son instrument imposant de manière spectaculaire, le faisant presque virevolter sur le devant de la scène, rappelant peut-être un peu « The Who » durant leur grande époque. Les basses vibrent, elles explosent, elle groovent. Et finalement Luke The Puke, «le fumeur » si l’on en croit leur site web. Bien qu’une cigarette délivrant une volute de fumée sur la scène est tout le temps dans sa bouche, il ne faiblit pas une seconde. Ne vous attendez pas à  des solos aux sonorités métalleuses de sa part, mais le jeu de batterie qu’il nous délivre est harmonieux, pure, cohérent, clair et soutient parfaitement la formation.

 

Et l’ambiance ?

Le jeu de lumière simple mais soutenant justement l’esthétique musicale du groupe sied a merveille. Les flashs savent quand même donner de leur puissance lors des moments forts. Le public est bon enfant, pas de « pogo » et autre « pseudo-bagarre », juste des gens qui dansent, qui twistent et qui prennent plaisir à  s’imaginer à  la première partie d’un concert des Beatles, par exemple (ce qui n’est en autant cas péjoratif, bien au contraire!). Les membres de la formation ont d’ailleurs l’air d’apprécier l’ambiance générale, semblant jouer avec grand plaisir.

 

Dommage cependant que leur chanson « My love for evermore (with Sparky) » inclue un clavier, instrument fort charismatique, mais qui n’est pas sur scène (c’est peut-être justement ce Sparky qui n’est pas là  qui en joue sur l’album).

 

Les prochains groupes de rock du festival n’ont qu’à  bien se tenir, car niveau Rock’N’Roll c’était du haut, très haut niveau.