Culture | 02.05.2011

Polymanga 2011

Polymanga, c'est bien connu. Mais quand une inculte des mangas et de la culture japonaise y va pour la première fois, ce n'est pas aussi connu.

En tant que totalement inconnue à  cette folie des mangas, j’ai été…surprise. Et effrayée. Arriver et voir une fille habillé en vert fluo, rose, violet, orange, avec un immense crête sur la tête et des chaussettes longues multicolores, c’est un choc. «Ces gens sont fous» me dis-je. Et je n’ai pas entièrement tord. A Polymanga, pas trop de sérieux et un peu de folie sont de mise.

 

 

Après m’être mise dans l’ambiance, je découvre avec les yeux pleins d’étincelles des tonnes et des tonnes de stands. Gadgets pour ordinateur, réveils qui marchent et qui roulent, perruques, pantoufles à  l’effigie de Mario et Luigi, d’ailleurs les seuls que je connaissais, T-shirts, déguisements pour s’habiller comme dans son dessin animé japonais préféré, et j’en passe. En regardant toutes ces merveilles, j’ai vu au loin l’équivalent du Graal: l’énorme stand Haribo, avec des milliers de bonbons sur les étalages. On s’éloigne quand même un peu quand on voit le prix: 5 francs 90 les 100 grammes.

 

 

J’arrive devant la deuxième merveille du moment: la 3DS (console portable tactile qui permet de voir en 3D sans lunettes). Tout le monde veut l’essayer et ça se voit! Les 12 DS mises à  dispositions sont occupées. Sans compter les Playstation, les Wii que tout le monde s’arrachent.

 

 

Après avoir flâné parmi toutes ces échoppes, montée au deuxième étage. Juste avant de monter, je vois des gens descendre avec des concombres en peluche. Je ne suis plus vraiment sure de vouloir aller en haut. Je prend quand même mon courage à  deux mains et les escaliers.

 

 

En haut, encore des stands. Bijoux rigolos avec des bonbons dessus, un endroit où l’on peut avoir son prénom écrit en japonais sur un marque-page, des peluches, des déguisements, des chapeaux, et même un très joli comptoir où sont vendus des thermos à  thé, du thé et des bantos (boîte japonaise pour mettre son repas). Il y a aussi une très grande salle de concert, où Cécil Corbel, chanteuse de la bande son du film Arietty, a donné une magnifique prestation. Moi qui m’attendait à  voir des japonais hurler sur scène, j’ai été très surprise de voir une femme dans une robe blanche, qui chantait en français, accompagnée du son de sa harpe.

 

Ensuite, direction troisième étage: la nourriture! Riz, pâtes, brochettes de poulet, nouilles, sandwichs, bref tout pour le bonheur de chacun. Là  encore, gros choc. Je suis arrivée tard pour manger, et pour avoir les deux derniers bols de nouilles deshydratées (ramen) qu’on mange ensuite dans de l’eau bouillante, une photo promotionnelle avec la mascotte nous a été imposée. Finalement, la faim l’emportant, la photo a été prise. Mais prendre une photo avec un énorme bonhomme en carton fût une première pour moi.

 

Après avoir copieusement mangé, un dernier petit tour pour des achats et des ultimes photos. Je suis repartie sans sous, avec une tonne de petits gadjets qui ne servent absolument à  rien, mais très heureuse d’avoir participé avec ces «fous»!