Culture | 17.05.2011

Pirates des Caraïbes 4 : la Fontaine de Jouvence

Retrouvez le désormais mythique Jack Sparrow dans le 4ème volet de la série.
Barbossa (Geoffrey Rush) et Jack Sparrow (Johnny Deep) dans Pirates des Caraïbes. Pirates des Caraïbes 4: la Fontaine de Jouvence

Décidemment, cette saga en fait toujours plus. Non contente de nous faire naviguer sur l’imaginaire de l’enfance, avec son lot de pirates, de combats, de héros craquants et de créatures fantastiques, ce quatrième opus nous amène à  suivre le toujours mythique Jack Sparrow (Johnny Depp), en quête de la non moins mythique Fontaine de Jouvence. Sur le chemin parsemé d’embuches, nous rencontrerons les belles et terriblement dangereuses sirènes, aborderons sur des bateaux vivants, rencontrerons des pirates à  la jambe de bois ou à  l’épée magique et enfin affronterons prophéties, destins et foi inébranlable.

 

Si ce film pousse autant dans les clichés de nos jeux d’enfants, c’est peut-être parce que la formule marche : on est emporté du début à  la fin dans le tourbillon de l’histoire, on s’émerveille et nos rêves de gosses semblent prendre vie devant nos yeux.

 

Le changement de réalisateur (Gore Verbinski pour les premiers opus alors que c’est  Rob Marshall qui réalise la Fontaine de Jouvence) se fait à  peine sentir, si ce n’est que tout paraît plus neuf : les couleurs sont plus vives, les actions s’enchaînent à  une vitesse toujours plus folle, et la 3D n’y est sûrement pas pour rien dans tout cela : pour ceux qui sursautent facilement, prévoyez une ceinture de sécurité. Un bémol tout de même, si la trois dimensions part en fanfare au début du film, elle est de moins en moins exploitée par la suite, alors que les occasions de reliefs ne manquent pas.

 

La fin du film semble ne pas être assez travaillée, mais les dernières phrases du capitaine Jack Sparrow avant la tombée du rideau amène un plus. Et comme toujours, n’oubliez pas de rester jusqu’à  la fin du générique pour la scène bonus.

 

Ce film, dont le scénario n’est finalement pas le plus important, pose une question : peut-on faire de la grosse production un art ? Rob Marshall n’a pas essayé de faire passer son film pour autre chose que ce qu’il est : un film à  gros budget, très attendu et très populaire. En allant dans l’outrance des costumes de pirates, des décors sauvages et verdoyants, en dirigeants ses personnages vers des rebondissements toujours plus improbables, en utilisant la 3D et en engageant de grandes stars du cinéma hollywoodien, Pirates des Caraïbes 4 devient un art dans son genre, tant le tableau, qui à  force d’effets spéciaux devient une bande dessinée humaine, en est époustouflant.