10.05.2011

Oussama tué par Hussein ?

Le président des USA a annoncé lundi dernier la mort de Ben Laden. Depuis lors, les contradictions sur les causes et la façon pleuvent de toutes parts. Les discours officiels suscitent également un bon nombre d'interrogations. Difficile de croire à  une mort sans preuve concrète. Répondre au plus grand terroriste de la planète par la violence était-ce vraiment la solution ?

En pleine nuit, les forces armées américaines se posent sur le toit de la maison où résidait l’homme le plus recherché au monde. Très vite repéré, il s’est écroulé et est décédé d’une balle reçue en plein front. Sa dépouille est jetée à  la mer. La version officielle de cette opération provoque de vives réactions de la part des spécialistes du monde entier. Une première chose frappante réside dans le lieu où se trouvait Ben Laden. Un lieu connu uniquement par la CIA et le gouvernement US. Le fait que personne ne l’ait vu et ne puisse témoigner de sa présence à  Abbottabad permet de remettre en doute la mort véridique du personnage. Et si Ben Laden n’était-il pas déjà  mort et les Etats-Unis n’avaient-ils pas simplement décidé du moment de l’annonce de sa mort ? S’agissait-il d’une pure stratégie ?

 

Avoir jeté le corps dans la mer est contradictoire avec les pratiques musulmanes qui prévoient d’être enterré dans les 24 heures dans la terre ou du moins dans la matière. Toutefois, cela peut être compréhensif si l’on a voulu éviter de faire du personnage un martyr ou de sa tombe un lieu de pèlerinage. L’image de la mort n’étant pas publiée, ni diffusée a fait émerger une pléthore de théories. La plus connue, celle dite du « complot » a fait couler beaucoup d’encre. A cette heure, les USA ne souhaitent aucune publication afin d’éviter des revendications ou une propagande des mouvements terroristes.

 

Vendredi 6 mai une étape est franchie par l’annonce d’Al Qaïda de la mort officielle de son chef. Cette dernière figure dans une déclaration officielle au ton belliqueux, dans laquelle il est également stipulé que le dijhad va se venger. Le sentiment de la communauté musulmane demeure cependant partagé entre rendre hommage à  un symbole ou à  un traitre ; la dominante pointe vers des slogans du type « Obama, le terroriste n’est pas Oussama » !

 

Le constat de cette mort est que Ben Laden n’a guère pu être entendu par une Cour et de ce fait pas pu être jugé ou entendu. Ce non jugement peut être interprété par la volonté des Etats-Unis de garder certains éléments secrets. A ce stade, une chose est sûre, cette « attaque » a prouvé la puissance du gouvernement d’Obama. Barak qui justement doit penser à  préparer sa future réélection. Par cette médiatisation accrue, il a indéniablement remonté sa cote de popularité. Barak part gagnant ou du moins, use du plus massif combat de son pays pour se promouvoir.

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