Culture | 17.05.2011

Guess What

Dans une ambiance de folie, Tink a rencontré le groupe lausannois Guess What, vendredi dernier à  Balélec.
Le groupe Guess What. Frédérique, Juliette et le groupe. Photos: Valentin Berclaz

Balélec ! LE Festival des étudiants par excellence, de la folie pure ! Quand on pénètre dans l’enceinte de l’EPFL, il y a comme de l’électricité dans l’air, une impulsion qui vous booste et vous donne envie d’être là  juste pour être là . Pour tous ces étudiants qui sont pour vous une grande famille, pour cet éclectisme dans les shows présentés et pour son programme musical novateur qui fait place pour la plupart du temps aux groupes régionaux, certes, mais qui méritent grandement le détour. C’est dans cette ambiance folle que nous avons rencontré Guess What, groupe lausannois formé par Steve Kohler au milieu des années nonante.

 

Balélec, festival estudiantin, public jeune donc : preuve que votre musique le reste aussi malgré vos vingt ans d’expérience ?

Mais nous faisons de la musique pour les jeunes ! Si les jeunes d’hier ne sont plus ceux d’aujourd’hui, nous renouvelons bien notre son. La musique n’est qu’un recommencement, les inspirations viennent de ces quarante dernières années en ce qui concerne le rock. Au final ce n’est pas une question d’âge c’est une question de son.

 

Cela veut-il dire que vous ne puisez pas votre inspiration dans la musique actuelle ?

Si, nous y ajoutons la musique électronique qui a émergé plus tard, mais l’époque foisonnante de nos vingt ans nous inspire vraiment beaucoup de par la façon de jouer notamment.

 

Avez-vous tous les mêmes goûts musicaux ou faites-vous, lors de la création, un condensé de tout ce que chaque membre apprécie ?

Un condensé effectivement, le risque évidemment c’est de partir dans un son pas vraiment défini mais on s’adapte à  chacun, on joue sur le feeling des uns et des autres. Chacun est libre d’amener ce qu’il désire. Au final, nous synthétisons le tout, le rendons homogène et inventons quelque chose à  nous.

 

Vous êtes souvent présent dans les festivals, pourquoi ? Est-ce un choix de rester à  une échelle plutôt régionale ?

Le public est différent, plus éclectique. Les gens ne viennent pas forcément écouter notre style, les festivals permettent donc de se faire connaître, d’amener notre musique à  un autre public. Et puis quand un groupe se lance dans l’international, il y a le risque de tomber dans le côté commercial de la musique alors que dans une dimension moindre, cela permet de rester plus proche du public.

 

Comment vivez-vous la scène ? Est-ce plutôt des émotions introverties ou un véritable don au public ?

Cela dépend essentiellement des scènes et des humeurs de chacun. Ce sont chaque fois d’autres sentiments et c’est pour cela que nous aimons la scène. Le répondant du public y est également pour beaucoup.

 

Il y a vingt ans, nous n’étions pas là  mais nous espérons vous retrouver dans vingt ans !

On sera en Guadeloupe en train de faire de la voile en profitant de tout l’argent amassé provenant de notre musique ! Plus sérieusement c’est évident que nous aimerions continuer sur notre lancée. Mais on ne sait jamais combien de temps ça va durer donc on prend tout ce qu’on peut et on les garde au fond de notre cŠ«ur.