11.04.2011

Gateway to Africa

Texte de Marie Fall
Gateway to Africa s'est tenu à  Genève du 4 au 6 avril 2011 dans l'hôtel intercontinental. Cet évènement, organisé par COMTEC, est le fruit de plusieurs mois de négociation.

La conférence sur l’Afrique… sans les africains

Gateway to Africa représente en fait une classe de marchés d’idées qui vise à  tirer le meilleur parti des ressources africaines. Un certain nombre de diplomates et d’hommes d’affaires n’ont pas manqué à  l’appel.

 

Isabel Rochat, notre Chargée du département de la sécurité, de la police et de l’environnement a fait un discours d’accueil en français et en anglais. Ensuite, se sont succédés diverses personnalités politiques, moment pendant lequel je me suis quasi-endormie, jusqu’à  l’arrivée sur scène du britannique Gordon Brown. L’ancien ministre de Grande Bretagne a su nous épater de part son dynamisme et son élocution. Pendant tout le long de son discours, il n’a pas tenu une seconde une feuille et n’a pas hésité une seule fois.

 

Avant de continuer, je souhaite vous transmettre quelques données sur le continent africain relaté par Monsieur Brown :

  • L’Afrique est le deuxième continent le plus large du monde
  • L’Afrique c’est 1.5 trillons de dollars de plus qu’en Inde
  • 10% du commerce se fait dans ce continent
  • Les jeunes représentent 25% des jeunes dans le monde
  • Dont 45% de chômeurs au Maghreb
  • Et 65% en Afrique subsaharienne
  • 15% des jeunes veulent immigrer

 

Le gros problème de l’Afrique reste la part du budget réservée à  l’éducation. En effet, pour toute la scolarité d’un enfant 400$ seront dédiés à  celle-ci, alors qu’en Europe plus de centaines de milliers de dollars sont utilisés pour son apprentissage.

 

Pour diminuer le chômage des jeunes, il faudrait créer de nouvelles infrastructures bénéfiques au continent car il est prêt à  aller de l’avant (parait-il). Et de plus, il serait nécessaire de favoriser le haut débit car en ce moment la qualité est extrêmement médiocre; malgré cela les africains ont plus de téléphones portables que les européens.

 

Le lendemain, nous avons eu droit au discours très intéressant du représentant de Coca-Cola Afrique, qui nous a présenté deux nouveaux projets de la firme: Five by twenty et Rain.

 

Five by twenty cible les femmes et a pour but de faciliter leur embauche au sein d’une entreprise. Ainsi, pour un effectif de vingt personnes, il faut au moins cinq femmes embauchées. Coca-cola favorise l’engagement des femmes en participant financièrement lors de congés maternités.

 

Rain est un projet qui a été initié en 2009, dans le but de rendre accès à  l’eau potable, près de deux millions de personnes en 2015, car l’Afrique est la seule région du monde à  reculer au lieu d’avancer. Ceci dit, trente-deux projets ont dores-et-déjà  été lancés dont quelques-uns sont aboutis. On compte dès à  présent, 30’000 personnes bénéficiaires de l’eau potable.

 

Le grand et l’unique Kofi Annan, ancien secrétaire des Nations Unies s’est lui aussi dirigé sur la scène. Il a fait un très beau discours sur l’Afrique et ses richesses, et nous a bien fait rire. En effet, pendant son poste à  l’ONU, un de ses amis russe, lui demanda un jour pourquoi il se plaignait autant alors qu’il avait accompli d’énormes choses dans le monde au même titre que Dieu. Kofi lui répondit: « En effet, mais au moins Dieu à  l’avantage de travailler seul ».

 

En outre, à  la fin de ces deux journées chargées en programme, il n’y a pas eu de réelle solution. Certains se demandent si « Gateway to Africa » est réellement un moyen de venir en aide à  l’Afrique en lui permettant de se développer ou bien est-ce une façon de tirer meilleur parti des ressources africaines sans pour autant entrer dans le colonialisme?

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