Sport | 11.03.2011

Envoyons-nous en l’air!

Pluie, vent et soleil timide, le mois de mars est toujours d'humeur maligne et changeante. Il ne reste plus beaucoup de neige pour savourer encore un moment les joies de la glisse et les frileux auront de la peine à  sortir leurs vieilles chaussures de course pour se dépenser.

Que dire de la natation où repartir avec les cheveux dégoulinants dans un vent revigorant n’est pas le meilleur moyen pour éviter l’ultime vague de grippe. Alors pour les « sportifs » comme moi, à  part arpenter les cimes enneigées en raquette, ski ou luge, en hiver on hiberne!

 

 

Mais si l’envie nous prend de nous dépenser malgré tout, de frôler avec l’adrénaline, mélange vivifiant de sensation forte et de douceur? Envie de flirter avec l’inconnu? Alors, envoyons-nous en l’air! Bien sûr, protections de vigueur avant de sortir la grande voile. Ne soyons pas trop frileux pour caresser les nuages et qui sait, peut-être atteindre le 7ème ciel? Si c’est le cas, vous avez alors tiré la bonne ficelle. Mais gare à  vous de ne pas faire tout capoter! Une baisse de régime, une puissance qui s’affaiblit, une vague de froid qui nous pénètre et ce sont nos deux pieds qui risquent de devoir palper à  nouveau la terre ferme. Il suffit d’un rien pour y être parachuté.

 

Ah…les joies du parapente! Un casque rose fluo sur la tête, une bonne combinaison de ski, des gants et c’est parti pour le décollage. Une première course le long d’une crête de montagne avant de s’élancer joyeusement dans le vide et pris dans un courant d’air chaud, grimper à  toute allure pour rapidement surplomber la vallée. Ambiance grisante que de voguer au gré des nuages. Atmosphère crépitante dans ce silence lourd et orageux. On s’envole toujours plus haut, jouant avec le vent, défiant les éléments. Mais une fois en l’air, c’est aussi doux qu’un bercement. A vous de voir si vous voulez profiter de quelques loopings et sensations plus fortes. La vue est simplement magnifique mais gare aux crampes de votre mâchoire, le sourire béat pendant votre heure de vol peut provoquer des dégâts.

 

L’atterrissage est par contre plus brutal. Disons, que ça vous réveille de votre douce sensation euphorisante. Impression stagnante que la terre se rapproche, on plie les genoux, on se prépare psychologiquement à  sentir l’herbe sous nos pieds….mais pourtant le sol est encore loin. La perspective et les distances changent totalement. Donc ne vous attendez pas à  poser gentiment les pieds sur le plancher des vaches et terminer votre vol par quelques pas de course élégants, le temps que la voile glisse à  son tour sur la terre ferme. Vous allez tout simplement vous écraser et vous avachir. Oui, le spectacle n’est pas beau à  voir…

 

Alors si lors d’un week-end un peu maussade, où le soleil est méfiant et se cache derrière quelques volutes de nuages, pourquoi ne pas tenter l’aventure?! Vous repartirez des étoiles pleins les yeux, avec une sensation de légèreté et les cheveux ébouriffés…

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