18.12.2010

Contraception

Contraception. Oyez, oyez ! Voilà  un sujet  essentiel, pour les hommes comme pour les demoiselles ! Un petit éclaircissement des points obscurs de la contraception, des idées reçues et des bêtises entendues. Alors que la liberté sexuelle semble totalement acquise pour tout le monde, retour sur les choses les plus importantes à  savoir pour aborder le sexe en toute sérénité.    
Image: http://www.aquavpc.com/blog/images/Sante/contraception.jpg

Vrai ou faux ?

 

Après un oubli, si j’ai  mes règles sous  pilule (ou patch ou anneau), c’est que je ne suis  pas enceinte.

FAUX : aussi étonnant que cela puisse paraître,  les  règles sous contraception hormonale n’existent pas. En  effet, le but de la pilule est de faire croire au cerveau qu’on est  enceinte 24h/24. Donc pas d’ovulation. Qui dit pas d’ovulation, dit pas de règles. Le sang que nous perdons chaque mois provient de la chute d’hormones dans le sang, provoquée par la pause. La preuve : si vous enchaînez les plaquettes sans pause, vous ne saignerez pas (ou très   peu,  car le corps ne sera pas habitué à  cette non-pause). Au passage,   puisqu’il n’y a pas d’ovulation sous pilule, il n’y a pas non plus de   risque  de tomber enceinte le 14ème jour avant ses règles, comme on l’apprend en cours de science. De plus, le 14ème jour c’est théorique,   certaines  femmes ovulent à  d’autres moments, certaines ovulent même deux fois  dans le mois. (Sans contraception hormonale, bien sur !)

 

 

Si  je ne peux pas prendre d’hormones, je n’ai que les  préservatifs pour me  protéger. FAUX : il existe deux types de  contraception : les  contraceptions hormonales,  et les non-hormonales.   Parmi les hormonales, il existe certaines  pilules qui se prennent sans  pause, et  l’implant (qui se pose dans le  bras pour une durée de 3ans)  qui ne  délivrent qu’une seule hormone,  la progestérone. Cette pilule est   adaptée pour plusieurs pour les personnes ne  pouvant pas prendre la pilule   basique (Š«strogène progestative). Outre le préservatif, masculin  ou féminin, il existe encore  le  DIU ou le gynéfix (DIU sans armature) soit des « stérilets » au cuivre. Cette  contraception  se pose dans la cavité utérine pour une durée de 5 ans. Les femmes sans enfant peuvent porter des stérilets/DIU sans  aucun problème.

Les méthodes naturelles, comme l’ordinateur  Persona, l’observation  de la glaire, la prise de température ou autre, sont des  méthodes d’espacement des naissances, et pas des  méthodes contraceptives, car les risques de tomber enceinte sont  sensiblement plus élevés.

 

 

La  méthode du retrait   (sortir du vagin juste avant l’éjaculation, ou mettre le préservatif juste avant d’éjaculer)  n’est  pas une méthode de  contraception.

VRAI : cette  façon de faire accuse jusqu’à  30% d’échec, ce  qui est beaucoup, surtout à   l’adolescence, là  où on est le plus  fertile.

 

 

Seuls les oublis peuvent diminuer l’efficacité d’une contraception hormonale.

FAUX : pour la pilule, les vomissements ou les diarrhées dans les 4 heures après la prise du comprimé sont à  risques. Il faut immédiatement reprendre une pilule, sur une plaquette de secours (ou sur sa plaquette normale, mais il faut alors enchaîner deux plaquettes de suite sans pause pour rester protégé). Pour toutes les contraceptions hormonales, il faut faire attention aux médicaments que l’on prend en parallèle, et toujours lire la notice d’emballage du médicament, et de la contraception. Certains médicaments diminuent voire annule l’effet contraception, et vis versa. (Exemple : les pansements gastriques ou le charbon l’empêchent d’agir en bloquant sa digestion si l’on n’espace pas la prise de la pilule et du médicament. Idem pour le millepertuis.)

 

 

Les personnes  épileptiques ne doivent pas prendre de  contraception hormonale.

VRAI : la  pilule (ou autre contraception hormonale) peut entrer en   interaction avec les médicaments pour épileptiques, et annuler l’effet   contraceptif.

 

 

Le test de grossesse peut se faire  après le 1er jour de retard  de ses règles.

VRAI  ET FAUX : c’est vrai  pour les  contraceptions non-hormonales, mais totalement faux pour les contraceptions  hormonales comme la pilule.  Pour celles-ci, il faut  attendre 23 jours  après le dernier rapport à   risque (= le rapport ayant  eu lieu dans les 5 jours avant et  généralement les 7 jours après un oubli, cf notice  de la contraception)  pour un test urinaire, et 13 pour  une prise de  sang.

 

Pour la pilule, il faut avoir conscience  que chaque oubli est à   risque.

 

Enfin,  pour les hommes : il  n’existe  pas encore de contraception  masculine à  proprement parler, à   part les  préservatifs. Une étude est en  train de se faire autour d’un  système  d’injection, qui semble très prometteur. En attendant, vous  pouvez  aider votre partenaire à  ne pas tomber enceinte en  lui  rappelant de prendre sa pilule, en  allant acheter à  sa place la  pilule  du lendemain en cas de pépin, en lui  offrant le test de grossesse  s’il y a doute, etc. Après tout, le sexe,  c’est mieux à  deux  que tout  seul… la contraception aussi !

 

Sur ce, voici un site internet qui récapitule très  bien  les  différentes méthodes de contraception (pilule, patch, anneau, implant, stérilets au cuivre et aux hormones, préservatifs, etc.), ainsi que de petits  films  et  dessins humoristiques pour accompagner avec légèreté   l’apprentissage  d’un sujet encore un peu tabou. http://www.choisirsacontraception.fr

 

 

 

 

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