Culture | 13.11.2010

Yodelice, entre rock et irréalité

Jeudi soir, premiers concerts du festival Metropop de Lausanne, qui lors de cette soirée se revêtent d'une atmosphère pailletée et aux airs de rock.
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L’ambiance devient réellement crépitante lors de l’entrée en scène de Yodelice. Chanteur à  la voix mélancolique, qui nous entraîne dans un univers magique, rythmé par une musique rock, bercé par une mélopée désolée, ainsi qu’une tendance folk. Toute une atmosphère scintillante et aux sources musicales diverses. Ponctué par une manière de bouger sur scène et un style vestimentaire recherché, pour le chanteur comme ses musiciens. Mais plus qu’une musique, c’est un petit monde que Yodelice s’est créé, s’inventant comme un personnage étrange et venu d’un monde imaginaire, habillé de sombre de la tête au pied, barbu, une larme tracée sur sa joue et affublé d’un éternel chapeau piqué d’une plume. La musique et l’atmosphère de ce concert nous rappelle un univers à  la Tim Burton.

 

Enfin le concert commence. Une scène plongée dans la pénombre, où se distinguent vaguement quelques formes aux contours fantomatiques, lovées dans la fumée qui danse sur la scène au rythme de la musique qui s’élève doucement. Une lumière perce alors ce voile, concentrée sur le chanteur affublé de son chapeau melon et qui entame sa première chanson au piano, bercé par les volutes de fumée. Quelques flashs éparses illuminent soudainement des recoins de la scène, le son d’une guitare qui se fait moins timide, des accords que le public attendait; et le ton est donné avec « Sunday with a flu ». Le public s’anime, siffle, fredonne les paroles et commence à  s’agiter.

 

Un concert dans une atmosphère suintante d’irréalité, un voile surréaliste déchiré par les notes cuivrées qui tourbillonnent, par cette basse qui pulse comme un son vibrant qui nous happe, le tout auréolée par la voix mélancolique du chanteur. Des jeux de lumière, avec une scène jamais complètement éclairée, mais toujours nimbée de cette fumée, où ombre et lumière valsent en une même euphorie. Des chansons rythmées par cette musique profonde et presque psychédélique, comme une pulsation qui résonne en nous. Des notes, des accords qui accompagnent la voix du chanteur, pour monter en puissance jusqu’à  réellement s’envoler.

 

Et c’est la tête pleine de cette musique colorée, encore sonné par cette atmosphère fascinante et hypnotique que l’on quitte Yodelice, une fois le concert terminé.

 

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